Ross Coulthart – UAP et fréquences EM

Introduction

Ross Coulthart a parlé de détecter, voire de détruire des UAps en interférant avec des ondes électromagnétiques. La réflexion qui suit permet de décanter un peu ce sujet.

Traduction du Podcast – Ross Coulthart / 22 sept. 2021

J’ai parlé à des experts qui m’ont dit que les Etats-Unis connaissaient les fréquences qui leur permettaient de suivre, de détecter et d’anticiper ces objets il y a 30 ou 40 ans, ils étaient au courant et les suivaient avec des avions.

J’ai parlé à des gens, Bob Fish est un type que j’ai nommé dans mon livre, c’est un ancien expert en communications, très, très, hautement autorisé, top secret, qui travaillait dans les bureaux d’un grand entrepreneur de la défense, et il a été informé d’un incident qui, je pense, s’est produit pour la première fois en 1957 et il y a en fait un papier que j’ai découvert qui parle de ça, où les fréquences de l’objet et de son mouvement sont décrites et suivies par l’armée de l’air américaine.

Et puis j’ai parlé plus récemment à des gens qui m’ont dit que sur un avion de surveillance qui faisait de la surveillance de routine des communications au large de Cuba pendant la guerre froide, ce type l’a informé que l’avion dans lequel il était a été détourné vers un endroit au large de la Floride, c’est tout ce qu’il m’a dit, où des UAP ont été détectés entrant et sortant de l’eau, des véhicules trans-moyens, des OVNI et après avoir parlé de ça dans d’autres podcasts, j’ai eu un grand nombre de scientifiques, de techniciens, de militaires et de sources multiples qui m’ont contacté pour me dire que non seulement les USA ont fait ça, mais qu’ils continuent à le faire et qu’ils le font dans l’espace.

Ils auraient déjà essayé d’utiliser ces fréquences pour faire tomber ces objets, c’est-à-dire essentiellement une stratégie offensive consistant à déployer les fréquences électromagnétiques de cet objet contre lui pour essayer de le faire tomber.

J’espère vraiment que ce n’est pas ce qui se passe parce que l’inquiétude qui m’a été exprimée concernait les risques encourus en faisant cela ; de multiples sources m’ont dit qu’elles sont au courant d’une opération active en ce moment juste au large de la côte de la Virginie, aux États-Unis d’Amérique, où depuis 2014, 2015, des pilotes de la marine américaine vu presque quotidiennement des objets anormaux et les ont filmés juste à côté de leur vaisseau ; d’ailleurs Elizondo a été interviewé avec moi à ce sujet, et que certaines de ces vidéos sont extraordinaires, elles sont incroyablement claires, mais elles n’ont pas été rendues publiques.

Analyse (Toutes reproduction interdite)

Bon, sujet encore compliqué, et on essaye de mettre Elizondo dans la boucle. heureusement qu’il a les épaules solides.

Tout d’abord la question première : Qu’est-ce que les ondes électromagnétiques ?

Une onde électromagnétique est une catégorie d’ondes qui peuvent se déplacer dans le vide (contrairement aux ondes sonores qui ont besoin d’air pour se déplacer, et qui sont bien plus lentes – dans l’espace personne ne vous entend crier) … avec une vitesse avoisinante celle de la lumière, soit près de 300 000 kilomètres par seconde. Ces ondes sont par exemple produites par des charges électriques en mouvement. Elles correspondent aux oscillations couplées d’un champ électrique et d’un champ magnétique, dont les amplitudes varient de façon sinusoïdale au cours du temps.

V = Vitesse de déplacement de l’onde E = Champ électrique B = Champ magnétique © Emmanuel Boutet/Wikimedia Commons

Les ondes électromagnétiques transportent de l’énergie : En théorie quantique des champs, le photon est la particule médiatrice de l’interaction électromagnétique.

Les ondes électromagnétiques sont capables de transporter de l’information en les modulant. C’est pourquoi elles sont utilisées dans le domaine de la radiocommunication.

Les ondes électromagnétiques se différencient et sont caractérisées par leur fréquence, c’est-à-dire le nombre d’oscillations en une seconde. La fréquence est exprimée en Hertz.

Spectre électromagnétique / Wikipédia

Dès 1600, certains physiciens pensaient que la lumière était un phénomène corpusculaire, mais James Clerk Maxwel a été capable d’unifier en 1865 en un seul ensemble d’équations, l’électricité, le magnétisme et l’induction. Il a ainsi consolidé des bases des bases posée par d’autres, comme Ampère, Gauss, Farady. Il est aussi célèbre pour avoir compris que la lumière était elle aussi une onde électromagnétique.

Les ondes radio, furent expérimentées dès la fin 19ième siècle, par des noms connus, comme Alexandre PopovHeinrich HertzÉdouard Branly ou Nikola Tesla.

Parallèlement à l’étude des ondes radios, les ingénieurs s’aperçurent que les ondes électromagnétiques pouvaient se réfléchir sur des obstacles, et qu’en calculant le temps mis pour recevoir l’écho, on pouvait déterminer la distance d’objets, à travers le brouillard par exemple, ce qui aboutit au système appelé RADAR, très utilisé depuis la seconde guerre mondiale.

Guglielmo Marconi fut aussi un des premiers fabricants d’émetteurs radios commerciaux, qui équipèrent très rapidement des bateaux au début du 20ième siècle. (C’est ainsi qu’un certain nombre de passagers du Titanic furent sauvés…).

Puis les radiocommunications furent utilisées dans de nombreux domaines, terrestre comme spatial, jusqu’à la 5G d’aujourd’hui.

Pourquoi les militaires écouteraient le spectre électromagnétique ?

Pour mener la guerre électronique. Elle permet de détecter, d’interpréter, de contrôler ou de perturber les signaux du spectre électromagnétique – en particulier, les transmissions radar, radio ou infrarouges –, afin de protéger les moyens militaires contre toute menace potentielle. On trouve notamment :

SOUTIEN ELECTRONIQUE : 

Détection des activités électromagnétiques des ennemis pour le renseignement, soit acquérir des connaissances sur l’emplacement des stations RADARS, leurs couvertures et les fréquences utilisées en vue d’un éventuel brouillage. Cela permet également de déterminer les positions de l’ennemis, au sol, sur air ou sur mer. Chaque émetteur utilisé, quel qu’il soit, possède une gamme de signature très précise permettant de modéliser en temps réel une cartographie précise du déploiement des troupes. Il s’agit d’activités de renseignement.

ATTAQUE ELECTRONIQUE :

Attaque des activités électromagnétiques menaçantes par brouillage, que ce soit un RADAR, des réseaux de communications, que ceux-ci soient terrestres, aériens, maritimes ou spatial. Il est possible aussi d’essayer par exemple de transmettre de faux échos RADARS pour faire croire à une attaque imminente ou de grande capacité.

PROTECTION ELECTRONIQUE :

Protection des activités électromagnétiques et mesures de cyber sécurité pour neutraliser les menaces. L’ennemi a-t-il posé des micros dans des sites sécurisé ? Est-il en train d’écouter nos fréquences ? Quels sont nos moyens de cryptages ? la robustesse de nos réseaux ? de nos procédures ? etc…

On le voit, de nombreux équipements actifs et/ou passifs existent depuis la première guerre mondiale destiné au marché militaire. Les constructeurs sont multiples, Thales, Toshiba, Saab, Lockheed Martin, Northrop Grumman, Harris Corporation, General Dynamics, Rockwell Collins, Raytheon, Boeing, etc., il en existe des centaines, toutes ces entreprises vendent ces équipements destinés à être montés sur des bateaux, des avions, des sous-marins, des satellites, et également du matériel transportable pouvant être rapidement déployés en tout lieu.

Le système superhétérodyne et radio logicielle SDR

Superhétérodyne 

Les récepteurs radios utilisaient durant plusieurs dizaines d’année une technologie appelée superhétérodyne ; sans rentrer dans le détail, le signal radio était reçu par l’antenne, amplifié par un amplificateur HF, traité et démodulé grâce à plusieurs étages de changement de fréquences. Ce fonctionnement était entièrement analogique.

Superhétérodyne / Wikipédia

Radio logicielle – SDR (Software Defined Radio)

Depuis le début des années 90, l’électronique numérique est devenue suffisamment performante et permet de remplacer le circuit analogique pour la démodulation des signaux.

Les radios logicielles comportent une petite partie analogique (un amplificateur HF…), suivie d’une partie numérique. A la sortie de l’amplificateur HF, le signal est immédiatement traité par un convertisseur analogique-numérique, et une électronique dédiée s’occupe de tout le reste du traitement.

Cela permet d’avoir des récepteurs radios évolutifs très performants, capables de traiter des flux de signaux importants, de pouvoir couvrir de très grandes étendues de fréquences, de s’adapter à toutes sortes de signaux, la radio étant entièrement programmable.

SDR / Wikipédia

Voici un exemple de réception par une plateforme SDR avec un rapport signal/bruit peu favorable – Pour diverses raisons je ne fais pas de décodage de signaux. Ici il s’agit de différentes transmissions en morse :

Et un second exemple d’une transmission phonie :

Pour le dernier exemple, échanges de communications numériques simultanés entre plusieurs systèmes. Mettez le son au minimum c’est insupportable. Les « fils » doivent tous commencer et s’arrêter en même temps, et si vous en voyez un qui est décalé par rapport aux autres, c’est que l’horloge de temps de cet émetteur présente un décalage :

Dans les deux cas on voit que le système couvre une bande de fréquence étendue, et permet de visualiser le trafique des fréquences adjacentes sur un très large spectre. On appelle cette vue couramment la chute d’eau, ou le waterfall. Il permet d’analyser avec détail une modulation.

Je comprends assez bien les capacités de ces équipements, c’est mon jus à la base.

Dans la NAVY, le Grumman E-2 Hawkeye

La NAVY (et d’autres…) utilisent traditionnellement le Grumman E-2 Hawkeye comme avion de surveillance de l’espace aérien. Il comporte des RADARS embarqués (capables de suivre plus de 1000 cibles simultanément…), certes, mais surtout une plateforme de surveillance électronique dénommée ESM AN/ALQ-217 afin de pourvoir surveiller son environnement électromagnétique, comme des communications ou des RADARS ennemis, sur un rayon de plusieurs centaines de kilomètres.

Sources : Wikipédia

Le système ESM AN/ALQ-217 est capable de détecter, d’intercepter et de géolocaliser des signaux RF, d’identifier des systèmes d’armes, notamment le type, la fonction et le mode des émetteurs interceptés, tout en améliorant la connaissance de la situation. Le système ESM dispose de trois bandes de fonctionnement RF : basse, moyenne et haute ; permettant une couverture d’acquisition complète de 360 degrés dans chaque bande, offrant ainsi une performance puissante. La couverture d’un tel système est d’une fréquence de quelques kilohertz à quelques dizaines de Gigahertz, des fréquences très élevées, utilisées notamment par les RADARS militaires.

Et le Nimitz dans tout cela ?

Dans l’affaire du Nimitz, il y avait justement un Northrop Grumman E-2 Hawkeye qui était engagé au moment de la rencontre avec l’objet supposés appelé Tic-Tac.

Le témoignage nous vient du technicien de maintenance sur ces appareils, Patrick « PJ » Hughes, qui avait donné un très bon interview par Mick West, traduit ici :

Donc selon lui, des membres du Hawkeye ont été visuellement témoins du Tic-Tac, mais surtout, il semblerait que les capacités électroniques de l’avion (en 2004 elles étaient déjà de type numérique SDR, mais moins performantes que sur la plateforme actuelle…) aient probablement pu détecter des signatures correspondantes à cet objet.

Je ne cache pas que j’ai tenté de contacter quelques personnes – sans succès – pour savoir s’il était possible de connaitre les fréquences éventuelles reçues qui correspondrait aux dites signatures.

La capacité de cette électronique embarquée à l’époque montait déjà à 40 GHZ, ce qui couvre une bande de fréquence extrêmement large.

Un Tic-Tac émet-il des ondes électromagnétiques ?

Okay, on ne s’énerve pas, déjà, on va faire comme s’il existait ;>) – On est dans un domaine entièrement spéculatif, hormis le fait que nous savons scientifiquement depuis Einstein que l’espace, le temps et la gravitation sont 3 phénomènes intrinsèquement lié.

Donc, certains ont imaginés que ces appareils modifiaient ces grandeurs pour se mouvoir – déjà dans la science-fiction (Isaac Asimov, Dune, Star Trek, Battlestar Galactica, etc.), ce qui leurs offraient les capacités rapportées, comme des accélérations gigantesques qui n’auraient pas d’impacts sur les occupants, ceux-ci étant accélérés en même temps que la bulle de distorsion de leurs appareils.

En 1977, dans Starship Invasions, les soucoupes bénéficiaient déjà d’une gravitation artificielle qui rendaient ses occupants insensibles aux mouvements de leur vaisseau.

https://youtu.be/QESnwxRUxyw?t=1501

Si autrefois Maxwell a pu unifier les champs électriques et magnétiques, Einstein a donc réussi à unifier l’espace-temps et la gravitation, du moins sur un plan macroscopique. Je dis macroscopique, car il est supposé qu’au niveau atomique, une particule existe, le « Graviton », qui « représenterait » la gravitation dans notre monde macroscopique, comme le Photon pour les ondes électromagnétiques.

Toutefois, l’idée d’une particule semble peu probable, car toutes les particules existantes peuvent être écrantées par un obstacle, dusse t’il être significatif. Par exemple, vous pouvez toujours mettre une chappe de plomb de 200 mètres d’épaisseur entre vous et le centre de la terre, vous serez toujours « attiré » avec la même force, alors que cette même plaque bloquera quasiment toutes les autres particules… (En réalité, on ne tombe pas, c’est le sol qui accélère vers le haut, mais c’est une autre histoire…)

Donc c’est plus compliqué, et aux dernières nouvelles, il se pourrait finalement que la gravitation soit liée à l’intrication quantique (ER=EPR), mais il manque encore pas mal de travail pour valider cette affirmation.

A ce jour, personne n’a encore réussi à unifier l’électromagnétisme et la gravitation, à supposer qu’un tel lien existe.

Toutefois, un des ténors de la physique quantique, Jack Sarfatti, est convaincu de ce lien, qu’il a décrit dans moult publications scientifiques, expliquant même le fonctionnement du Tic-Tac. Extraits choisis

Le « Warp drive » (moteur à distorsion) c’est comme surfer une vague. La vague, c’est la courbure de l’espace, sa répulsion.

Mais le surfeur ne se déplace pas vraiment vis-à-vis de l’eau autour, il se déplace AVEC la vague, c’est ainsi que se déplace le Tic-Tac.

En contrôlant la manière dont l’espace se tord il contrôle sa trajectoire, et il le fait en dépensant de faibles quantités d’énergie.

Mais la chose la plus difficile à comprendre pour les gens est que si vous apercevez une soucoupe volante ou un Tic-Tac il ne s’agit pas d’un véhicule qui se « déplace » à travers l’air.

Il contrôle le champ gravitationnel tout autour de son fuselage.

Par exemple si le Tic-Tac veut se déplacer, disons, vers l’est, Il contracte l’espace devant son nez, tandis qu’il dilate l’espace derrière.

Il replie l’espace autour de lui tout en restant immobile dans l’espace !

Mais pour un observateur extérieur l’objet SEMBLE se déplacer.

Jack Sarfatti est convaincu que sa théorie est correcte, mais pour que l’effet soit démontrable, il faut un métamatériau qui permet d’amplifier cet effet, comme une antenne résonnante permet de capter une onde électromagnétique. Ces articles sont intéressants à lire.

Donc si Jack Sarfatti a raison, l’électromagnétisme serait une composante nécessaire, et potentiellement détectable, même si selon lui des énergies très faibles seraient mises en œuvre (Il m’a dit que 2 piles AA suffiraient pour faire avancer le Tic-Tac…).

Donc on pourrait imaginer que ces appareils ont bien une signature électromagnétique détectable.

Maintenant à quoi pourrait-elle ressembler ? C’est évidemment un mystère…Il est probable qu’elle soit extrêmement variable, que ce soit en modulation de fréquences, en amplitude, en sauts de fréquences, etc. la rendant extrêmement difficile à isoler parmi le bruit de fond naturel ou artificiel du spectre radio.

Est-ce qu’un récepteur SDR militaire couvrant jusqu’à 40 GHZ en 2004, avec les moyens de traitement des signaux à cette époque pouvait trouver une telle aiguille dans une botte de foin ?

Ce n’est pas impossible. Et c’est peut-être pour cela que les bandes d’enregistrement du système ont été prises pour être analysées. Une des conditions est qu’ils évoluent à des vitesses raisonnables le temps que ces signaux puisent être captés et décodés.

Pour rappel, les observations se sont déroulées sur plusieurs semaines, les objets se déplaçant souvent très lentement à haute altitude.

Donc si la signature est connue, ces objets peuvent être détectés.

Selon Ross Coulthart – Affirmation A

Ross Coulthart prétend que ces objets sont détectables depuis une quarantaine d’années, et qu’un papier datant de 1957 décrirait déjà cela.

Pour ma part, j’ai beaucoup de doute sur cette affirmation, car en l’état, un récepteur superhétérodyne de 1957 était très performant pour recevoir des signaux faibles sur une fréquence donnée, mais il n’avait aucune capacité de traitement de signaux numériques – qui n’existaient même pas, et encore moins des capacités de réception sur des très larges bandes.

C’est un peu comme si vous pensez qu’un poste à galène de 1900 serait capable de décoder un flux YouTube passant sur la 5G. Il manque un grand nombre d’étapes dans le développement technologique (amplification, numérisation, miniaturisation, traitement des données et des signaux, etc…) et les connaissances requises (Il faut déjà inventer le numérique…Le niveau algèbre de Boole ne suffit pas…).

Selon Ross Coulthart – Affirmation B

Ross Coulthart prétend que des expériences sont en cours pour envoyer des fréquences sur ces objets et les faire tomber.

Well…Déjà, il s’agit d’un acte de guerre extrêmement grave qui provoquerait une riposte de n’importe quel adversaire, et avec 4000 d’avances technologique, cela pourrait rapidement devenir compliqué.

De toute façon, personne n’imagine que l’armée américaine tente de s’en prendre sans raisons apparente à un objet inconnu, ne portant aucun signe distinctif permettant d’affirmer qu’il est militaire.

Maintenant, peux-ton faire tomber un OVNI en l’exposant à des fréquences radios ? Celui qui peut répondre à cela recevra sans délai le prix Nobel de physique, entre autres.

On peut voir la chose différemment. Si un objet a une signature électromagnétique, cela signifie-t-il pour autant qu’il a une vulnérabilité à un niveau ou un autre ?

Dans le cas des objets manufacturés par l’homme, sans doute. Mais dans notre situation, nous utilisons des contre-mesures pour diminuer la surface d’attaque.

Un exemple simple : Un drone est guidé par des ondes radios. Potentiellement, il peut être brouillé, et si le contrôle est perdu, il va se crasher.

Oui mais non. Le drone possède également un système de positionnement inertiel basé sur un gyroscope, et il sait exactement où il se trouve par rapport à son référentiel. En cas de pertes de radio, il peut soit revenir seul à son point de départ (ce qui est le cas des drones haut de gamme entre 1000 et 2000 francs…), soit poursuivre sa mission (dans le cas de matériel militaire onéreux).

Dans l’absolu, un drone n’a même pas besoin d’un système connecté pour évoluer, sauf s’il a besoin de transmettre et de recevoir des informations en temps réel à son pilote.

Donc, ces appareils manufacturés par une intelligence non-humaine doivent posséder des contre-mesures efficaces contre nos tentatives de brouillage (Rappelez-vous de nos récepteurs SDR qui sont capable de s’adapter très rapidement à tous types de signaux…Ben j’imagine qu’ils ont la même chose en mieux).

Il est peu probable que l’on puisse si facilement interférer avec leurs systèmes de propulsion pour les faire tomber…

Roswell…

Hélas je ne retrouve plus cette référence, mais l’interaction entre les ondes radios et les OVNIS ne date pas de hier…J’ai lu un papier indiquant que le « crash de Roswell » était dû au fait que des RADARS très puissants avaient été utilisés par l’armée, et que le vaisseau spatial, brouillé par ces ondes, avait perdu le contrôle et s’était écrasé…Ce document datait des années 50…

Cela montre que la nouveauté perturbe et provoque toujours une certaine suspicion…

Donc, non, dans ces années là, les RADARS n’étaient pas « très puissants ». Alors oui ils étaient très puissants par rapport à ce que l’on savait faire à l’époque, soit le début de cette technologie, mais ils étaient très peu puissants par rapport à nos RADARS d’aujourd’hui…Qui ne font d’ailleurs pas tomber nos avions…

L’explication officielle de l’accident de Roswell se trouve sur le site de la NASA, depuis 30 ans.

…Et les RADARS

Lorsque on parle de RADARS, il y’en a grosso modo deux types, les RADARS primaires et les RADARS secondaires.

Les RADARS primaires eux, sont ceux qui recherchent des échos sur les cibles, que celles-ci soient connues ou pas. Ils sont donc beaucoup plus puissants, et permettent de détecter des aéronefs non munis de transpondeurs. Leurs puissances rayonnées est aujourd’hui très élevée, bien plus que dans les années 50, car ils fonctionnent sur des fréquences très élevées, jusqu’à 100 GHZ, afin d’obtenir des échos extrêmement précis.

La puissance rayonnée se calcule en prenant la puissance de l’émetteur (plusieurs centaines de watts) que l’on multiplie par le gain de l’antenne, qui atteint souvent entre 30 et 40 DB de gain. On a donc des puissances rayonnées qui peuvent dépasser 100 kilowatts sur les RADARS modernes, ce qui peut interroger sur la santé au abords de ces installations. En France, un RADAR avait même été fermé pour cause de rayonnements hors-normes.

Les RADARS secondaires ne sont pas très puissants, car il ne cherchent pas des échos sur des cibles, ils ne font que des appels pour déclencher des transpondeurs (émetteurs) radio embarqués dans les aéronefs, qui retournent à ce moment là différentes indications (immatriculation de l’avion, plan de vol, altitude, etc… provenant de l’ordinateur de l’aéronef lui-même.) Naturellement, pour que le RADAR obtienne une réponse, l’aéronef doit être équipé du dit transpondeur…Ces appareils sont désormais petits, et permettent d’être embarqués dans une montgolfière, ce qui est d’ailleurs conseillé, voir obligatoire selon les législations.

L’impulsion électromagnétique

Une autre possibilité pour rendre inopérant un de ces objets mystérieux, comme les nôtres aussi, serait de provoquer une IEM (Impulsion électromagnétique) de très grande intensité. On dit aussi EMP (ElectroMagnetic Pulse).

Une IEM brève et de très forte amplitude peut griller de nombreux appareils électriques et électroniques et brouiller les télécommunications. Elle peut être générée artificiellement par une explosion nucléaire ou un générateur à micro-ondes, mais peut aussi être d’origine naturelle, comme la foudre ou l’électricité statique.

Il s’agissait au début d’un effet secondaire des bombes atomiques découvert en 1945 lors de premiers essais nucléaires de l’armée américaine, qui s’est rapidement transformé en une arme à part entière.

Il est certain que les grandes puissances disposent de bombes EMP ; un des scénarios retenus par Israël était d’en envoyer quelques-unes sur l’Iran, ce qui, en mettant hors service tous les appareils électroniques, renverrait le pays ennemi à l’âge de pierre pour des années. (Plus de communication, plus d’appareils médicaux, plus de production, etc…). L’effet serait aussi total sur les avions ou les bateaux. (A moins d’utiliser des technologies très anciennes).

Dans le téléfilm américain Le Jour d’après, la scène du bombardement destructif de Kansas City est précédée par l’utilisation d’une IEM. Cette scène montre de façon assez réaliste ses effets au-dessus d’une zone d’activité (panne électrique générale, paralysie du flux automobile, etc.).

Les risques sont donc assez évidents.

Conclusion

Le problème lorsqu’on essaye d’imaginer des technologies avancées au-delà de notre horizon, est que nous le faisons en nous basant sur nos connaissances actuelles, et l’on voit que cela ne marche pas très bien.

L’exemple du soi-disant crash de Roswell dû à un RADAR montre que si l’explication semblait intéressante à cette époque, elle ne tient plus la route avec le regard que nous avons aujourd’hui par rapport à cette technologie. Sinon, il pleuvrait des OVNIS tous les jours.

Essayez d’expliquer à un homme de Néandertal la différence entre un avion et un hélicoptère sera une mission périlleuse.

Essayez d’expliquer à un savant du 15ième siècle le concept de la Relativité Générale va être aussi un sacré challenge.

Il faudra commencer par lui enseigner quelques bases de la cosmologie ; non, la Terre n’est pas le centre de l’Univers, oui, c’est une sphère et on ne tombe pas, les étoiles sont des soleils avec d’autres planètes.

Après, on pourra poursuivre avec un petit cours de math, démontrer que les objets tombent tous en même temps, puis arriver à la mécanique Newtonienne.

Et un nouveau cours de maths pour arriver au fait que la gravitation n’est plus une force, mais une déformation de l’espace-temps (Et le fait que c’est le sol qui accélère vers le haut, j’y tiens…).

Et c’est là que l’on se rend compte que cette évolution de nos connaissances a demandé des centaines d’années, et occupé des milliers de vies.

  • Quelles seraient les moyens nécessaires à un mage de l’antiquité pour faire tomber un Airbus le survolant à 12000 mètres ?
  • Combien de lances et de flèches seraient nécessaires pour percer le blindage d’un char Léopard ?
  • Combien de silex faudrait-il pour allumer le feu d’une fusée Falcon au décollage ?

C’est exactement ici que l’on se trouve quand on essaye de spéculer sur la technologie des UAP, dont j’attends toujours la première photo.

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