Survol de centrales nucléaires par des drones

Toledo, le 17 janvier 2022, tous droits réservés.

Mise à jour du 1er février 2022. La police suédoise arrête un ressortissant russe accusé d’avoir fait voler un drone au-dessus du palais royal.

Cela a été publié sur le site The Drive. Mon article conserve plus que jamais tout son sens…

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On parle beaucoup ces jours des survols de centrales nucléaires par des drones. Les soucoupes sont là, elles vont interagir avec notre énergie nucléaire, et finalement nous faire exploser.

Ou pas.

Beaucoup de personnes ne se sont jamais intéressées aux capacités des drones du commerce, et ignorent que des produits commerciaux dépassant à peine un millier d’euros peuvent voler durant près de 40 minutes, avec des capacités d’assistance de vol et de prise de vues réellement stupéfiantes.

De plus, le survol des centrales nucléaire et un sport, largement publié sur YouTube, bien qu’effectivement il soit généralement interdit.

De jour un drone est relativement discret si l’on ne tire pas trop sur les moteurs, alors que la nuit effectivement ses lumières indiquent clairement sa présence.

Une belle vidéo d’un drone DJI qui monte à 4’500 mètres (Il est précisé, avec toutes les autorisations requises…)

Ou si l’on parle de maniabilité… Leur bricolage vole à plus de 300 km/h. L’impression d’être dans un avion de chasse…

Ou un départ arrêté à 200 km/h en 1 seconde…

Et c’est ancien, mais c’est la vidéo mythique ;>)

En fin 2017, en Suisse, plus de 100 000 drones dans les cieux…

Et déjà 30 une trentaine de pilotes de drones poursuivis par l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) pour des survols illicites en 2017. C’était il y a 5 ans.

Et les drones militaires ?

Ils sont légions et les Russes en possèdent un certain nombre, comme celui-ci. Il peut voler par tout temps, possède une autonomie de 8 heures et se déplace à plus de 150 km/h. Un parmi tant d’autre.

https://www.army-technology.com/projects/corsair-korsar-unmanned-aerial-vehicle/

Analyse

Chaque année plusieurs millions de drones sont vendus dans le monde, utilisé par un publique souvent jeune pas toujours très conscient des règlements et des risques encourus.

C’est un challenge pour la sécurité aérienne et la sécurité des personnes en général.

Les aéroports sont de plus en plus confrontés à des rencontres aériennes qui peuvent avoir une issue tragique, tant pour les petits que les grands aéronefs.

On l’a vu ces dernières années, des drones destinés au marché grand publique ont été également utilisés pour des attentats.

Il est de plus impossible de tracer les acheteurs de ces appareils. Si les clients des marques commerciales peuvent être facilement identifiés, le marché Chinois propose des composants individuels qui permettent de fabriquer n’importe quels types d’appareils, pour des coûts modiques.

Le problème est qu’ils sont extrêmement difficile à détecter, de par leur taille, qui crée une signature invisible, mais surtout par le fait qu’ils peuvent se déplacer au-dessous de la capacité de détection de tous systèmes, ce qui est véritable challenge.

Détections et contre-mesures

Dans les moyens de contre-mesures existants (Equipant même certaines centrales nucléaires…) il y a plusieurs possibilités, qui passent généralement par la détection passive des signaux électromagnétiques.

Les fréquences utilisées sont généralement dans les plages des 1.2, 2.4 et 5.8 GHZ. Des produits commerciaux destinés à la sécurité sont disponibles, il s’agit de récepteurs qui écoutent ces fréquences, et dès qu’une transmission est détectée, la typographie du signal est analysée par une base de données, et il est possible d’identifier le type de drone.

De plus, un système radiogoniométrique permet également d’estimer l’emplacement de pilote.

Les flux vidéo en direct de la caméra, la localisation GPS du drone, les données d’altitude, les données de vitesse, généralement toutes les données considérées comme de la télémétrie de vol, sont en principe transmise dans les deux sens, et cryptées durant la transmission. Chaque drone commercial possède également un numéro d’identification unique (Si ce n’est pas un produit monté de toute pièces…).

Accessoirement, il existe également des brouilleurs de drones, qui en émettant un champ RF très puissant, peuvent couper leurs communications avec le pilote. Les armées sont équipées de tels systèmes.

Toutefois, ces dispositifs décrits ont un effet souvent limité.

Premièrement, les ondes radios sont assez capricieuses à ces fréquences, ce qui peut diminuer l’efficacité de ces systèmes qui sont certainement très bien sur la brochure technique.

Deuxièmement, les drones – y compris les produits commerciaux – ont des capacités de vol autonomes qui ne demandent plus de liaisons avec un pilote, le vol étant préprogrammé, et les images stockées sur une carte SD.

On peut considérer ces appareils là comme totalement indétectables, ou alors il faudrait passer à la détection des fréquences sonores émises par les moteurs, ce qui est encore une autre affaire.

Avant la seconde guerre mondiale et l’invention du RADAR, les japonais (et d’autres…) avaient déjà mis au point des systèmes de détection acoustique des avions. Evidemment, avec les progrès techniques d’aujourd’hui, on pourra faire un peu plus petit…

The 'war tubas' we used to spot warplanes before radar - CNN Style

Les américains avaient même un modèle portable…

Aircraft detection before radar, 1917-1940 - Rare Historical Photos

Les survols d’OVNIS ont encore beaucoup des beaux jours devant eux. Si un drone ne peut pas effectuer de dégâts à une centrale nucléaire, une collision, notamment avec un aéronef de petite taille, peut avoir une issue tragique.

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