Christopher Mellon | Lue Elizondo | Avi Loeb à propos de la collaboration au projet Galileo #MoszkowiczShow

Toledo, 24.11.2021 – Tous droits de traduction réservés.

Traduction

Max Moszkowicz : Bonjour tout le monde je vois que vous êtes venus nombreux alors merci pour ça je suis très excité pour l’émission d’aujourd’hui nous avons des invités très spéciaux et ils vont nous parler d’un projet très spécial et c’est bien sûr le projet Galileo.

Présentation des invités, Avi Loeb, Christopher Mellon & Luis Elizondo.

Laissez-moi donner le coup d’envoi de ce podcast les gars, ma première question s’adresse à vous, Avi, nous avons déjà parlé deux fois et vous attendiez des fonds, mais maintenant il y a une collaboration avec MM. Elizondo & Mellon. Pouvez-vous nous dire comment cette collaboration va prendre forme ?

Avi Loeb : Quelques semaines avant, j’ai demandé à ces personnes de nous rejoindre.

Maintenant nous avons environ 100 personnes engagées dans le projet Galileo et beaucoup d’autres qui nous soutiennent financièrement ou qui veulent nous aider d’une autre manière ou d’une autre.

Et c’est assez remarquable parce que certains des scientifiques par exemple m’ont dit qu’ils attendaient une telle opportunité depuis longtemps, que ce sujet était stigmatisé, et voilà que le projet Galileo leur donne un espace sûr pour ainsi dire pour faire ce qu’ils veulent vraiment et il y a beaucoup d’excitation.

Nous sommes en train d’acheter des instruments que nous assemblerons comme le premier système de télescope sur le toit du centre d’astrophysique de l’université de Harvard, ce sera vraiment la première chose que nous testerons.

Nous fournirons le logiciel nécessaire pour identifier les objets, qu’ils soient des oiseaux, des drones, des avions, et ensuite quand le système fonctionnera, si tout va bien à la fin du printemps 2022, nous en ferons des copies et les mettrons dans divers endroits.

Donc il s’agit vraiment d’obtenir des données et des preuves, et d’éviter les préjugés qui ont prévalu à la fois dans la communauté scientifique et dans d’autres secteurs de la société, et c’était vraiment inapproprié, parce que c’est un sujet de grand intérêt pour le grand public.

Je devrais dire que le dixième du projet Galileo est assez large, j’inclus aussi les gens qui sont sceptiques sur une interprétation extraterrestre de ces phénomènes aériens non-identifiés.

Par exemple, Michael Shermer, lors de la dernière réunion de l’équipe, a exprimé des doutes d’ordre statistique sur une telle interprétation.

Je lui ai dit que ce n’était pas une question de statistiques, que si nous avions suffisamment de preuves, l’interprétation serait claire pour tout le monde en rassemblant des preuves.

Il a répondu dire que si les preuves sont au-delà du doute raisonnable, il sera heureux d’en parler dans son magazine « Skeptic« , c’est un geste insuffisant en ce qui me concerne, je veux qu’il change le nom de son magazine de « Skeptic » en « Believer » (RIRES).

Max Moszkowicz : Avi, qu’est ce qui va être le plus grand atout pour le projet Galileo de travailler avec ces MM. Elizondo et Mellon ?

Avi Loeb : Oui, tout d’abord leurs intelligences et leurs sagesses mais aussi leur base de connaissances, ils ont réfléchi à ce sujet pendant de nombreuses années et nous voulons en profiter, maintenant nous ne voulons pas d’informations classifiées, évidemment ils ne peuvent pas les fournir parce qu’ils ont signé des accords avec le gouvernement et nous ne cherchons pas à les obtenir.

Mais s’il y a un moyen pour eux de nous guider, et il y a plusieurs directions possibles, par exemple quel genre d’instruments nous pourrions utiliser, dans quel genre d’endroits nous pourrions placer les systèmes de télescopes, quelles sont les implications sociétales si nous trouvons quelque chose, etc. Vous savez ce sont des domaines où ils peuvent contribuer.

Max Moszkowicz : Ma prochaine question est pour vous Luis Elizondo. Nous nous sommes rencontrés à l’aéroport de San Marino, et nous avons eu un entretien, et il y avait beaucoup de travail important en cours, un grand effort international dans la poursuite de la divulgation ou de travailler ensemble pour travailler vers la divulgation ou ce que sont les UAP.

Vous aviez parlé d’un logiciel utilisant l’intelligence artificielle pour analyser les images, vous avez montré au monde le système des cinq piliers, maintenant qu’allez-vous utiliser dans le projet Galileo qui sera un atout pour le team de Avi Loeb ?

Luis ELizondo : Tout d’abord laissez-moi jeter quelques noms, Isaac Newton, Albert Einstein et Stephen Hawkins. Oui certains des moments les plus importants de changement de paradigme pour notre espèce se produisent dans le monde de l’académie, c’est la base, où les grandes questions se résolvent, et c’est précisément ce que nous avons ici avec le projet Galileo sous la direction d’Avi Loeb, et le travail avec certains de ses collègues à Harvard.

Nous avons des gens à Stanford, et d’autres qui s’étendent, croyez-le ou non, jusqu’à Oxford, et peut-être même Cambridge.

Pour être un enquêteur, vous n’avez pas nécessairement besoin d’être un universitaire, mais si vous voulez trouver des solutions, il y a de fortes chances que vous ayez besoin d’une certaine expertise universitaire et c’est juste une question de fond, donc je pense qu’il est logique que nous ayons ce partenariat en ce qui concerne les cinq piliers, vous savez que nous avons parlé des cinq piliers, pensez à eux comme à des verticales, cinq colonnes verticales qui soutiennent le toit, mais ensuite vous avez ces initiatives transversales qui vont à travers les cinq piliers, les universités, la technologie et la science sont justement ces initiatives transversales.

Vous ne pouvez pas parler de ces piliers sans parler de l’apport du monde universitaire à chacun de ces niveaux, qu’il s’agisse de discussions avec la branche législative ou exécutive, de discussions avec les médias, de discussions avec les pays étrangers et nos alliés, ou même avec le grand public.

Comme dans un cockpit avec vous, ils doivent être assis côte à côte, sinon il y a de fortes chances que vous n’alliez pas très loin.

Ces cinq piliers sont, si vous voulez, ce qui tient le toit. Pensez à l’académie, comme le mortier qui tient les pierres ensemble, c’est la colle.

Max Moszkowicz : …  Je viens de recevoir un email de M. Melon il a quelques problèmes…

Avi Loeb : Si je peux dire quelque chose pendant que vous faites ça… Je veux dire qu’il y a le secteur politique, en particulier à Washington DC, et nous pouvons parler de l’amendement Gillibrand, ce serait très approprié, mais il y a aussi le secteur commercial.

Il y a une semaine, j’ai participé à un forum, le forum Ignatius, qui s’est tenu à la cathédrale nationale de Washington, parmi d’autres personnes, il y avait Avril Haines, le directeur du renseignement national, Bill Nelson, le directeur de la NASA, et Jeff Bezos de Blue Origin.

Je voulais faire un commentaire à propos du tourisme spatial. Par exemple Jeff Bezos préconise d’amener beaucoup de clients dans cette affaire, mais il n’y a pas de plan pour sortir du système solaire, il n’y a pas de bénéfice commercial pour nous de quitter le système solaire, et si vous y pensez c’est principalement motivé par la spiritualité.

Nous savons qu’il y a quelque chose de plus grand que le système solaire, dont nous sommes vraiment curieux, et nous voulons en savoir plus.

Et donc mon point de vue est que l’exploration spatiale est profondément enracinée dans la spiritualité, et dans cette cathédrale nationale, il y a une fenêtre où a été mise en valeur une pierre qui a été apportée par Apollo 11 ; en fait le doyen de la cathédrale, le révérend Randolph Marshall Hollerith, me la montréequand je suis entré, et pour moi c’est un symbole du fait que l’exploration spatiale et la spiritualité sont liées et si nous rêvons de partir loin, d’autres l’ont peut-être déjà fait. Ils auront envoyé des équipements, et nous pouvons les chercher, et c’est vraiment une tâche importante dans laquelle nous devons nous engager parce que si nous ne regardons pas par nos fenêtres, nous ne nous débarrasserons pas de nos voisins.

Chris Mellon : Bonjour !Désolé pour le retard, j’ai eu quelques problèmes techniques.

Max Moszkowicz : Nous sommes ravis de vous avoir avec nous. M. Loeb vient juste d’élaborer sur la conscience et la science actuelle, maintenant M. Mellon, bien sûr, je vous souhaite la bienvenue, et pourriez-vous nous dire pourquoi il était si important pour vous de rejoindre le projet Galileo, à côté de M. Elizondo ?

Chris Mellon :  Le gouvernement n’a pas le monopole de la science ou de l’intelligence, en fait c’est plutôt l’inverse, il y a beaucoup de talents masculins qui aimeraient être impliqués, et c’est frustrant de connaître et de travailler avec des gens qui aimeraient contribuer mais qui ne sont pas en mesure de le faire.

Je pense qu’il est très important de combler ces lacunes quand nous le pouvons, et je suis ravi d’essayer de jouer un rôle pour faciliter cela. Vous savez, presque toutes les grandes choses sont accomplies grâce à la collaboration des gens, et ceci est un bon exemple gagnant-gagnant pour le gouvernement et la communauté scientifique.

Max Moszkowicz : Oui surtout maintenant avec la sénatrice Gillibrand qui met la pression, ce qui est une nouvelle très excitante. Vous avez été très audible à ce sujet M. Mellon, pensez-vous que maintenant de plus en plus de gens au sénat ou au gouvernement ne doutent plus de l’existence des UAP, mais plutôt comment déterminer ce qu’il en est ? Alors votre collaboration avec le projet Galileo, est-elle aussi quelque chose qui va pousser le gouvernement à investir plus dans l’investigation des UAP ?

Chris Mellon : J’aimerais le penser, c’est une autre activité qui sensibilise le public. Le Dr. Loeb a joué un rôle critique à cet égard avec son livre primé prenant une position très courageuse et unique sur cette question.

Il a été le premier à vraiment rompre les rangs avec la communauté académique, et à dire que c’est vraiment sérieux et légitime, et que nous devons examiner en détail.

Donc toutes ces choses sont très utiles, et le plus gros problème que nous avons eu dès le début, quand Luis Elizondo et moi avons approché le gouvernement, était simplement le manque d’information.

Une fois que les membres du congrès ont commencé à apprécier ce qui se passait réellement, à parler aux pilotes de la marine et ainsi de suite, ils se sont engagés à suivre des faits qui parlent d’eux-mêmes et motivent l’opinion. Donc en général, plus nous pouvons faire passer le message, partager l’information et collaborer, mieux c’est oui.

Max Moszkowicz : Luis Elizondo, c’est une question pour vous, euh, vous avez engagé le grand public, euh, à travers des gens comme moi, à travers les podcasts. Est-ce que c’est quelque chose qui est connecté au système des cinq piliers ? (L’engagement international comme étant l’un des cinq piliers fondamentaux)

Luis ELizondo : Oui comme je l’ai mentionné plus tôt, le monde académique joue un rôle critique dans les cinq piliers de notre engagement, qu’il s’agisse de l’engagement de l’exécutif ou du législatif, des médias, de la communauté internationale ou même du secteur privé, car il est transversal et comme je l’ai déjà dit – Chris Mellon n’était pas là – Mais si les cinq piliers sont ce que nous utilisons pour tenir le toit, pour ainsi dire sur cette divulgation, comme je l’ai dit, je pense que le monde de l’académie est la colle, le mortier de chacun de ces piliers qui les tient tous ensemble, et je ne pense pas que vous puissiez avoir une discussion sur ce sujet sans que l’académie n’intervienne.

A nouveau parce que j’ai mentionné quelques noms, comme Stephen Hawk Kings, Albert Einstein et Sir Isaac Newton, ce sont des gens qui ont été capables de donner un sens à l’absurde, vous devez avoir l’académie avec vous, et je pense que le projet Galileo joue un rôle critique à cet égard.

Permettez-moi aussi de revenir rapidement en arrière, Chris, merci de nous rejoindre. Je pense que j’ai fait une déclaration selon laquelle, lorsque je me suis connecté, le QI a baissé de beaucoup, et je pense que vous l’avez ramené à la norme, je suis content que tu te joignes à nous (RIRES).

Deuxièmement, je veux aussi développer rapidement ce qu’a dit Avi sur la spiritualité et l’espace. Il y a une raison pour laquelle historiquement on se réfère au ciel et à l’espace comme étant les cieux. J’ai eu la chance de parler à pas mal d’individus… des figures religieuses de tous bords… qu’ils soient bouddhistes, musulmans, chrétiens ou juifs, il y a un sens de la spiritualité, une menace de spiritualité… à travers la plupart des religions et je pense que l’espace c’est naturel que quand on a une conversation sur l’espace, la spiritualité en fait partie, parce que c’est le grand inconnu, le grand vide, et dans beaucoup de textes religieux vous voyez des références à cela, donc je ne pense pas que ça sorte de l’ordinaire.

Pour en revenir au projet Galileo je pense que nous allons voir la valeur que le projet Galileo a sur ce sujet tous les jours.

Vous savez je veux aussi avertir les gens ; je l’ai déjà dit « Il y a beaucoup de choses qui se passent sous la surface », j’ai déjà mentionné que notre effort est un peu comme un sous-marin, parfois vous ne le voyez pas jusqu’à ce qu’il réapparaisse. Mais il y a beaucoup de choses qui se passent.

Le travail qu’Avi fait et son équipe dans le projet Galileo en fait partie, ils font une quantité monumentale d’effort pour essayer de déstigmatiser ce sujet, d’apporter une vraie rigueur académique. Il faut des individus avec un curriculum vitae académique pour essayer de nous aider à comprendre, et c’est exactement ce dont nous avions besoin, il fallait quelqu’un comme Avi pour être le fer de lance de cette initiative.

Avi Loeb : Maintenant si je peux juste dire quelque chose, merci beaucoup Lou et Chris, mais mon rôle, comme je le vois, est similaire à ce gamin dans le conte populaire danois qui dit que l’empereur n’a pas de vêtements, et ici l’empereur est le courant principal de la communauté scientifique qui ridiculisait le sujet.

Je pense que c’était sans raison parce que maintenant nous avons des preuves intrigantes, et ça devrait nous intriguer tous de chercher plus de preuves pour comprendre la nature de ces objets inhabituels près de la terre, et en effet c’est le but du projet Galileo, et je devrais dire qu’avant Einstein avant Newton, il y avait Galilée et il a établi les bases de la science moderne, et ce qu’il a apporté c’est l’idée que nous devrions nous fier à ce que nous voyons à travers nos télescopes, pas sur nos préjugés, parce que les gens de l’époque pensaient que le soleil tournait autour de la terre et les philosophes ont refusé de regarder dans son télescope.

S’ils vivaient aujourd’hui, ils auraient annulé les médias sociaux ; ils l’avaient assigné à résidence, et il n’avait pas le droit de publier, pas le droit d’interagir avec d’autres personnes, et nous ne voulons pas répéter cette erreur.

J’ai été assigné à résidence l’année dernière à cause de la pandémie, et ce que j’essaie de faire à travers le projet Galileo, c’est d’amener ce sujet dans le courant principal de la science, là où il doit être, parce que c’est un de ces sujets qui intéresse le public, nous pouvons attirer plus de fonds dans la science si nous nous y engageons et nous pouvons amener plus de talents dans la science si nous nous y engageons, et le projet Galileo est une démonstration de tout cela, et vous savez, à ce forum à Washington, il y avait une longue file de personnes vous savez, qui attendaient après la fin de l’événement pour me dire à quel point ce projet était important pour eux et, vous savez, mon but dans les années à venir est de justifier leur confiance.

Max Moszkowicz : M. Loeb, laissez-moi vous parler plus en détail du travail en cours et de ce que vous étiez sur le point de faire, j’ai une question.

Le projet Galileo a été désigné par les représentants de la législation, travaillant dans le domaine classifié. Comment se passerait la libre circulation de l’information publique du projet Galileo s’il y avait un conflit au sein du DOD ?

Avi Loeb : C’est une excellente question donc le projet Galileo s’occupe principalement de données ouvertes, seulement avec des données ouvertes qui seront disponibles pour d’autres scientifiques, et c’est un projet de recherche qui assemblera ses propres données et les rendra ouvertes et transparentes et l’analyse sera publiée dans des journaux scientifiques tout comme cela se fait dans le domaine scientifique.

Maintenant vous me demandez ce que nous pensons de l’amendement Gillibrand, je le soutiens fermement, et je soutiens fermement l’implication des scientifiques dans le comité consultatif qui sera établi.

Ils pourraient être choisi au sein du projet Galileo, si tant est que ce qu’ils font n’empiète pas sur ce qui est fait dans le projet Galileo, en d’autres termes le projet Galileo, la recherche elle-même traite des données ouvertes.

Max Moszkowicz : Et bien mais il y a une préoccupation, et la préoccupation est que si une présence officielle du gouvernement est présente, avec les autorisations du gouvernement, cela pourra t’il avoir une influence sur ce qui va être partagé avec le citoyen ?

Avi Loeb : Les données que nous assemblerons seront obtenues à partir de télescopes que nous achetons directement au magasin, et sur lesquels nous avons un contrôle total ; le ciel n’est pas classifié, donc le gouvernement ne possède pas ces données, il ne possède que les données qui ont été collectées par des capteurs appartenant au gouvernement.

Donc à cet égard il n’y aura aucune limitation sur les données que nous collecterons, elles seront exactement comme les données que les astronomes collectent sur le ciel.

On m’a demandé à Harvard si le projet Galileo faisait partie de mon travail quotidien, et ma réponse a été simple : Tout au long des dernières décennies, en tant qu’astronome j’ai analysé les données collectées par les télescopes, et c’est exactement la même chose que nous ferons avec le projet Galileo.

On va collecter des données de télescopes et les analyser, et il n’y a pas de limite à la proximité d’un objet astronomique par rapport à nous vous savez, on a affaire au soleil avec des météores avec des astéroïdes, des comètes qui sont relativement proches, donc c’est un projet dans le domaine de l’astronomie et c’est un projet de recherche scientifique.

Maintenant en même temps le gouvernement possède des données que seules les personnes ayant une autorisation suffisante peuvent consulter, mais cela n’a rien à voir avec la routine du projet Galileo, où nous nous sommes engagés dans l’ouverture des données à tous, donc je ne vois pas de contradiction.

Je vois ces deux efforts comme complémentaires, et je pense que l’amendement Gillibrant apportera plus de transparence, plus de coopération entre les différentes sections du gouvernement qui ne se parlaient pas entre elles sur ce sujet auparavant.

Chris Mellon : Une des grandes choses de l’amendement Gillibrand est qu’il exige des rapports non classifiés continus publiés au public, donc si cet amendement ne passe pas, il n’y aura aucune exigence à la branche exécutive de produire plus de rapports non classifiés.

La deuxième chose c’est qu’il y a déjà des gens associés au projet Galileo, qui sont exposés à des informations classifiées mais qui ne les partagent pas, comme Lou et moi.

Nous ne fournissons aucune information classifiée, ce n’est pas pertinent et ils n’en veulent pas, mais on peut quand même collaborer…

Avi Loeb : Je n’en veux pas, je ne veux pas me faire couper la tête…Je n’ai pas besoin d’avoir les mains liées par des informations qui pourraient influencer la façon dont nous faisons nos recherches, alors non ça ne m’intéresse pas

Luis ELizondo : Et max, écoutez, il y a des exemples dans l’histoire récente où vous avez eu des universitaires et d’autres personnes impliquées dans le gouvernement américain, dans certains cas avec des travaux classifiés.

Par exemple, dans le changement climatique, la pollution de l’eau, le développement urbain, l’agriculture durable et même les énergies renouvelables, où il y a des groupes de travail qui ont été créés, qui sont à la fois des organisations civiles et gouvernementales, où ils travaillent et collaborent les uns avec les autres et partagent des informations au niveau non classifié, pour essayer de résoudre de grandes questions de problèmes.

Oui vous pouvez avoir un satellite classifié qui prend certaines mesures à l’échelle de la planète, et qui peut être utilisé pour faire des recherches. Cette information est très importante quand vous regardez le changement climatique, et vous devez obtenir cette information d’une manière consommable pour le secteur privé, donc je pense que cette relation est naturelle.

Je pense que c’est exactement là où on doit être, il y a un précédent de ces autres types d’efforts dans le passé pour résoudre d’autres grands problèmes, alors pourquoi ne voudrions-nous pas faire ça ?

Chris Mellon : Oui une autre chose sur cette question, et c’est que je crois qu’il y a beaucoup d’informations dans les canaux du gouvernement qui ne sont pas disponibles au public, et qui sont soit actuellement non classifiées, soit pourraient être facilement déclassifiées.

Et une des choses que nous pouvons faire dans ce panel est d’aider à être des avocats pour cela, et examiner ce qui est pertinent.

Lou et moi avons tous les deux vu des vidéos qui sont presque identiques en tous points à celles qui ont été publiées, elles ne sont pas publiées, elles ne pourraient pas nuire à la sécurité nationale mais elles n’ont pas été publiées.

Je pense qu’il y a beaucoup plus de données comme ça que nous aimerions voir partagées avec le public et la communauté scientifique.

Max Moszkowicz : M. Mellon, pour développer un peu ça bien sûr vous avez vu beaucoup plus de choses que vous ne pourrez jamais partager avec quelqu’un comme moi ou Avi, mais quel est selon vous votre atout personnel que vous allez apporter au projet Galileo, quelle est la chose principale sur laquelle vous êtes prêt à vous concentrer pour aider ce projet à devenir un énorme succès dans la poursuite de la divulgation ?

Chris Mellon : Bien sûr alors une des choses pour laquelle je peux aider un peu je pense, c’est où localiser certaines activités pertinentes en cours ; parce que le temps que j’ai passé à travailler sur ce sujet m’a permis d’identifier d’autres groupes civils qui ont du matériel et des logiciels complémentaires, dont l’entité précédente n’était pas au courant. J’ai pu apporter cela dans la discussion, et j’ai aussi une perception un peu différente de cette question de la divulgation et de l’impact qu’elle pourrait avoir sur la société, et je pense que Lou aussi, parce que nous avons été impliqués dans ce processus, et avons vu certaines des étapes initiales et comment les gens réagissent.

Mon apport sera de faciliter la coordination et la circulation de l’information, et je suis ravi de faire partie du projet.

Max Moszkowicz : Juste une autre question pour vous M. Mellon, et peut-être pour vous aussi Lou, vous parliez des endroits où installer ces systèmes de télécommunication, ma question est de savoir si vous avez déjà envisagé de travailler avec l’équipe d’Hessdalen et les endroits qu’ils utilisaient ?

Chris Mellon : Je suis au courant de l’équipe et du travail en Norvège et c’est génial, il n’y a aucune raison pour qu’il n’y ait pas de partage d’information mais c’est un peu loin pour moi.

Avi Loeb : D’accord pensées et bien d’abord je voulais commenter que dans ce forum de la cathédrale, on a demandé à Bill Nelson et à Avril Haines quels étaient les projets les plus excitants de votre organisation, et ils ont répondu qu’on ne pouvait pas en parler, qu’ils étaient classifiés dans les deux organisations.

Je représentais le projet Galileo et l’aspect le plus excitant du projet Galileo serait non classifié, donc c’est exactement ce dont nous avons besoin, et bien sûr nous avons besoin de conseils de la part des personnes classifiées qui ont pu voir des données classifiées mais qui n’ont pas le droit d’en parler.

Mais l’idée du projet Galileo est d’abord d’amener ce sujet dans le courant principal de la science, pour que des gens très intelligents soient engagés sans s’inquiéter de la stigmatisation, et c’est déjà en train de se produire, et vous savez que tous les membres du projet Galileo sont extrêmement excités par la perspective d’obtenir cette preuve, nous sommes en train de mettre en place le matériel et ce n’est pas une question philosophique, nous essayons d’obtenir des données.

Et le second aspect est que vous savez, en plus de fournir cet espace sûr pour les scientifiques qui sont intéressés et excités par le sujet, il y a un moyen pour nous de récolter les fruits plus bas.

Vous savez qu’il y a ce poème de Robert Frost qui parle de prendre la route qui n’a pas été prise, et il a dit que ça a fait toute la différence pour lui de prendre la route qui n’a pas été prise à partir de deux chemins dans les bois.

J’ajouterais que si vous prenez une route qui n’a pas été prise, il y a une chance qu’il y ait beaucoup de fruits à peine cueillis, et si vous faites un projet de recherche scientifique qui n’a jamais été fait avant il y a une chance qu’il y ait beaucoup de fruits à cueillir.

Il n’y a jamais eu de groupe de scientifiques essayant d’assembler leurs propres données à travers des télescopes avec un logiciel qui utilise l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique pour identifier des objets, les suivre, il n’y a jamais eu quelque chose comme ça, il y a une chance que nous cueillions des fruits à peine mûrs, c’est sûr.

Max Moszkowicz : Développons un peu ça, parce que les fruits à peine cueillis peuvent être des UAP apparaissant sur des sites où il y a soit des armes nucléaires, soit des centrales nucléaires, c’est vrai que ce sont des endroits très significatifs pour l’apparition d’UAP. Maintenant si j’étais vous M. Loeb, je m’assurerais d’y installer un système de caméra. Mais ces choses sont aussi présente dans les milieux transmédia (entre la terre et la mer…), alors qu’est-ce qu’un simple télescope ou une image claire suffisent pour déterminer l’emplacement et ce que c’est ? C’est peut-être une question pour vous tous ?

Avi Loeb : Alors vous devez garder à l’esprit qu’en science, il y a un concept appelé « Effet de sélection », qui signifie que si vous cherchez un objet, vous ne pouvez pas le trouver.

Cela signifie que si vous regardez sous le lampadaire, vous trouverez des clés sous le lampadaire, et vous ne pourrez pas les trouver ailleurs (NOTE : Car il n’y a pas de lumière…).

Note : Erreur pouvant survenir lorsque le ou les échantillons retenus pour l’enquête ne sont pas parfaitement représentatifs de la population objet de l’étude. Il s’agit d’un biais de sélection qui se produise lors d’un échantillonnage non représentatif

Donc s’il y a beaucoup d’instruments qui surveillent le ciel près de zones sensibles comme des centrales nucléaires ou des installations militaires, c’est là que vous trouverez des UAP, mais ça ne veut pas dire que les UAP sont seulement là. Vous savez quand vous voyez des mouches à côté d’un lampadaire parce qu’elles sont éclairées, les mouches sont partout, mais dans les régions sombres vous ne pouvez pas les voir.

Donc ce qu’on sait n’est pas nécessairement où sont les UAP, et bien sûr on ne peut pas surveiller le ciel qui se trouve dans des zones classées ; nous ne voulons pas enfreindre la loi, mais nous allons essayer d’éviter les zones classées et regarder le ciel là où il n’est pas classé, et la plupart du ciel n’est pas classé.

Vous pouvez vous dire que les astronomes ont regardé le ciel pendant de nombreuses décennies et ils n’ont rien vu, et bien ce n’est pas vrai. Quand un oiseau vol au-dessus d’un télescope, les astronomes l’ignorent, ils ne le surveillent pas, ils n’ont pas le logiciel pour suivre un corps en mouvement au-dessus de leur tête et c’est le genre d’objets qui va nous intéresser.

Max Moszkowicz : Cette question s’adresse à la fois à M. Mellon et Elizondo. Messieurs, pensez-vous qu’il soit suffisant que le projet Galileo développe d’abord de nouveaux systèmes de caméras ou de télescopes, ou qu’il travaille sur les cinq observables, qu’il crée des systèmes capables d’analyser la signature de matériaux exotiques, qu’il aille sous l’océan pour voir ce qu’il y a parce que vous savez que le phénomène est trans-médial ?

Chris Mellon : D’accord, d’accord. Parlons de signaux audios. J’ai pu connecter des capteurs à un réseau mondial qui fait partie d’un système de contrôle des armes, et j’ai attiré leur attention sur le fait qu’il peut suivre les météorites et les bolides par le biais d’ondes audio.

C’est un exemple de données qui n’ont pas été exploitées dans ce but, qui n’ont pas été utilisées et qui sont disponibles. Je ne pense pas que l’équipe soit aveuglée ou limitée à un type particulier de phénoménologie, mais il est évident qu’elle doit commencer quelque part et mettre les ressources là où elles ont le plus de chance d’être efficaces et je pense que c’est exactement ce qu’ils font.

Luis ELizondo : Je vais rebondir là-dessus, il y a beaucoup de données que vous pouvez glaner à partir de bonnes plateformes de collecte de données optiques.

N’oublions pas qu’avec un simple télescope nous avons pu identifier tous les corps célestes de notre système solaire, nous avons pu déterminer leurs vitesses orbitales, leurs tailles et leurs masses, nous avons pu déterminer beaucoup de choses grâce au traitement Doppler.

Nous regardons les confins de notre univers simplement avec de très bons télescopes.

Je pense que ce qu’Avi et son équipe essaie de faire, c’est comme Chris l’a dit, il faut commencer quelque part et… vous ne pouvez pas manger l’éléphant en une seule bouchée – Tout d’abord vous avez un nombre limité de personnes dédiées a ce genre de ressources, et vous devez construire de zéro, donc je pense que qu’ils suivent des étapes logiques. La manière dont l’équipe de Galileo est en train d’avancer, franchement je suis très très optimiste sur le fait qu’ils vont obtenir des très bons résultats.

Max Moszkowicz : J’ai une question pour vous Avi, alors ʻOumuamua a eu des changements doppler dans son illumination qui doivent vous convaincre qu’il ne suivait pas une trajectoire Keplerienne, qu’il a accéléré et décélérer même.

Avi Loeb : Oh oui je veux dire qu’on a surveillé son mouvement dans le ciel, et puis on a compris qu’en fait il y a une force qui l’éloigne du soleil, et que cette force diminue inversement à la distance au carré, et comme il ne s’évaporait pas – On n’a pas vu de molécules à base de carbone ou de poussière autour de lui – Il ne ressemblait pas à une comète, il ne pouvait pas y avoir d’effet de poussée, donc la seule explication à laquelle j’ai pensé est qu’il s’agit d’un objet très fin, un peu comme une voile poussée par la réflexion de la lumière solaire.

Un autre objet qui partageait les mêmes qualités que lui – On lui a donné le nom de so2020 – A été découvert par le même télescope à Hawaï, et en quelques semaines les astronomes ont réalisé qu’il s’agissait en fait d’un booster de fusée aux parois très fines, lancé en 1966 dans le cadre d’une mission d’atterrissage lunaire.

Nous savons que cet objet avait des parois très fines parce que c’était un booster de fusée, et qu’il a été poussé par la réflexion de la lumière du soleil. Il n’avait pas de queue cométaire, évidemment, et nous savons qu’il est artificiel et qu’il a été produit par nous. La question est donc, qui a produit ʻOumuamua.

Une anecdote intéressante est que le nom Galileo vient de la partie nord de la Galilée en Israël, et en hébreu Galilée signifie un cylindre.

Max Moszkowicz : Ok alors laissez-moi vous demander ceci maintenant. Beaucoup de témoignages de l’UAP se réfèrent à des classes de morphologie de types soucoupes, tic-tacs ou vaisseau en forme de cigare ou simplement des orbes. Quelle est la probabilité qu’ʻOumuamua soit un énorme tic-tac ?

Avi Loeb : Oui, on ne sait rien, son but, son intention. Tout ce qu’on peut dire c’est que si effectivement il a été poussé par la lumière du soleil réfléchissante, comme so2020, alors il devait être très fin, et vous savez il aurait pu être par exemple un récepteur qui tourne toutes les huit heures, ce qui est clair à partir de la lumière du soleil réfléchie. Il était très probablement plat, à 90% de chance comme une crêpe, et vous savez ça ne ressemble pas à un rocher du type de ceux que nous avons vus auparavant ; en fait la communauté scientifique a essayé d’argumenter encore et encore et encore et encore quatre fois, que c’est naturel, en suggérant des objets que nous n’avons jamais vus auparavant, comme un nuage de particules de poussière ou un iceberg d’hydrogène ou d’azote, des choses que nous n’avons jamais vues auparavant.

Ils voulaient expliquer les anomalies de cette façon et mon point de vue est que si c’est quelque chose que nous n’avons jamais vu auparavant, nous ferions mieux d’envisager la possibilité que ce soit artificiel.

J’ai travaillé en astrophysique sur de nombreux sujets différents, vous savez, sur la cosmologie, l’étude de l’univers, les premières étoiles, les trous noirs, et dans tous ces contextes, vous savez, c’était une pratique courante que lorsque quelque chose d’anormal apparaît, vous proposez des explications potentielles, puis vous essayez de les exclure par des preuves.

Ok, c’est une pratique courante, ça n’a jamais été une attaque personnelle, ou quand vous le faites, quand vous le faites dans un autre contexte, comme par exemple la nature de la matière noire, nous ne savons pas ce que c’est, elle représente la plupart de la matière dans l’univers.

Les gens ont suggéré qu’il s’agissait peut-être de particules massives en interaction, alors des centaines de millions de dollars ont été investis dans des expériences pour essayer de voir ce qu’est la matière noire, et nous ne l’avons pas trouvée quatre ans plus tard.

Mais quand j’ai dit qu’ʻOumuamua aurait pu être artificiel, les gens m’ont attaqué personnellement, et j’ai trouvé ça vraiment étrange parce, que si nous devions investir des centaines de millions de dollars pour essayer de comprendre la nature d’objets comme ʻOumuamua, en envoyant des vaisseaux spatiaux équipés d’une caméra qui s’approche d’un tel objet et prend une image à haute résolution de celui-ci afin que nous puissions dire ce qu’il en est afin de pouvoir faire la différence entre une roche et un objet artificiel.

Si nous investissions des centaines de millions de dollars et ne trouvions rien d’artificiel en 40 ans, nous en serions exactement au même point que les recherches sur la matière noire actuellement, alors comment faire pour que cela fasse partie du courant scientifique dominant, chercher des choses qui semblent vraiment étranges et essayer de déterminer si elles sont extra-terrestres, cela fait partie du bon sens.

Je suis arrivé à ce sujet par hasard, parce que cet objet est apparu, si cet objet n’était jamais venu, je n’aurais pas d’ordre du jour sur ce sujet.

Max Moszkowicz : Bien sûr, bien sûr, et comme on dit en Hollande, si on ne tire pas, on rate toujours. M. Melon, j’ai une question pour vous. Vous avez travaillé comme secrétaire à la défense pendant longtemps, et à la sécurité intérieure maintenant.

Miss Gillibrand et son nouvel amendement qu’elle propose, euh, je pense que beaucoup de gens au sein des services secrets du département de la défense du gouvernement penchent maintenant vers le phénomène extraterrestre.

La conclusion que c’est l’adversaire, le gaz des marais, un oiseau ou Superman, vient du fait que personne n’a jamais déterminé ce qu’était l’une de ces choses. De votre point de vue personnel ou professionnel, quelle est la probabilité que le phénomène soit extraterrestre et que nous devions le considérer comme tel ?

Chris Mellon : Scientifiquement, je suis réticent à spéculer, tout d’abord je pense que le but est d’obtenir plus de données, et même si parfois la spéculation peut aider à mieux comprendre le phénomène, elle peut vous aider à formuler des hypothèses seulement si vous pouvez les tester. Vous savez le problème est que nous n’avons pas encore assez de données pour faire cette détermination, et en fait parfois la spéculation peut être contre-productive, comme dans ce cas.

En ce qui concerne le DOD, la plupart des gens du Pentagone qui sont impliqués dans cette affaire ne pensent pas que c’est extraterrestre, et beaucoup d’entre eux sont sceptiques à ce sujet, et ils ont encore du mal à formuler ces mots.

Vous savez vous remarquez que quand ils ont créé ce fameux rapport, ils ont créé la catégorie « Autre« , ils n’ont pas fait de catégorie pour « extraterrestre » – Donc ils ont encore du mal à s’habituer à ce nouveau monde.

Mais le fait est qu’au fur et à mesure que nous collecterons et analyserons plus de données, nous espérons aller au fond des choses et trouver la vérité, quelle qu’elle soit…

Max Moszkowicz : M. Loeb, je sais que vous devez tempérer votre excitation en tant que scientifique pour ne serait-ce que mentionner le mot « ET ». Vous avez été très clair à ce sujet, ça pourrait être le cas, c’est une possibilité, mais c’est politique. Quand pourrez-vous libérer votre enthousiasme, et en fait dire si c’est extraterrestre ou non ?

Avi Loeb : Oui donc je canalise mon enthousiasme à la recherche expérimentale de preuves, vous voyez c’est vraiment la clé pour faire des progrès dans notre connaissance.

Je donne toujours l’exemple de Bernie Madoff, qui a suggéré aux gens une belle idée, que s’ils lui donnaient leur argent ils en gagneraient plus, indépendamment du marché boursier, et ils ont pensé que c’était une belle, ils lui ont donné l’argent et puis l’expérience a été faite et il a été mis en prison.

Et ce que je veux dire c’est que vous pouvez avoir de belles idées comme le multivers, comme la théorie des cordes, tant que vous n’avez pas un moyen de tester ces idées expérimentalement, elles ne feront pas avancer notre connaissance scientifique de la réalité.

Et ce qui est bien avec la possibilité qu’il y ait des équipements d’autres civilisations près de la Terre, c’est que nous pouvons en faire la recherche, et elle n’a pas été faite scientifiquement parlant, elle était anecdotique.

Vous savez, un personnel militaire a vu des choses qu’il ne comprend pas, nous avons remarqué qu’elles ne se comportaient pas comme une comète ou un astéroïde.

Mon point de vue est simple : Voici quelque chose d’intriguant, le public s’en préoccupe beaucoup, le public finance la science et nous avons l’obligation, en tant que scientifique de nous en occuper,

Et c’est là où je suis enthousiaste à ce sujet ; vous savez un de mes collègues a entendu le discours et a dit « Oh ʻOumuamua est si bizarre je souhaite qu’il n’ait jamais existé ». Donc ce n’est pas l’approche des gens qui veulent être traités comme des experts, que tout ce que nous savons déjà doit expliquer tout ce que nous voyons parce qu’ils ne veulent pas entacher leur image d’incertitude.

Mon problème avec ça, c’est que c’est contradictoire avec l’esprit de la science. La science c’est apprendre quelque chose de nouveau ; et la façon d’apprendre quelque chose de nouveau, si vous voyez quelque chose d’inhabituel, vous l’examinez, vous l’étudiez, vous cherchez plus de preuves, ce qui est exactement ce que nous devons faire à propos des UAP et des objets comme ʻOumuamua.

Max Moszkowicz : Bien sûr M. Loeb certains scientifiques très renommés, comme Einstein, ont des systèmes de croyances qui contredisent parfois leurs propres découvertes dans les premiers jours. A propos des lois qui régissent le monde des plus petites particules, la mécanique quantique, il a déclaré que Dieu ne lance pas les dés.

Si vous écoutez vos exposés passionnés sur ʻOumuamua, il semble que vous soyez un vrai croyant dans les expéditions extraterrestres dans notre système solaire, mais comme Luis Elizondo et d’autres personnes intelligentes, vous devez être prudent êtes-vous.

Etes-vous beaucoup plus ouvertement convaincu de visites déjà en cours sur notre terre ou est-ce quelque chose que vous ne voulez toujours pas élaborer ?

Avi Loeb : Bien en tant que en tant que scientifique, je suis intrigué par les anomalies que nous connaissons et cela inclut le rapport de l’ODNI au congrès le 25 juin, et le fait est que c’est suffisamment intriguant pour que nous obtenions plus de données, et que nous le découvrions.

Vous savez c’est le point fondamental, qu’il y a une action à mener pour les scientifiques, et ensuite quand nous poursuivrons cette action nous irons au fond des choses, et l’ignorer est juste inapproprié.

A ce stade je pense c’est une expérience d’apprentissage, et je suis prêt à me tromper en termes d’interprétation d’ʻOumuamua.

Einstein s’est trompé trois fois à la fin de la dernière décennie de sa carrière ; il a soutenu que les trous noirs n’existent pas, que les ondes gravitationnelles n’existent pas, et que la mécanique quantique n’a pas d’action à distance (Note : Spooky Effect, intrication quantique).

Ça fait partie d’une expérience d’apprentissage et si nous sommes modestes nous ne prétendons pas que nous en savons beaucoup plus qu’en réalité.

Vous savez que le souvenir le plus vif que j’ai de mon enfance, était de poser une question et les adultes dans la pièce prétendaient qu’ils connaissaient la réponse, même s’ils ne la connaissaient pas.

Et très souvent ils rejetaient la question et disaient que ce n’était pas une question intéressante, juste parce qu’ils ne connaissaient pas la réponse.

Je pensais qu’en devenant scientifique je n’aurais qu’à poursuivre ma curiosité d’enfant et être entouré de personnes partageant les mêmes idées, mais ce n’est pas le cas.

Max Moszkowicz : Bien, une autre question pour MM. Mellon et Elizondo. Vous collaborez maintenant avec M. Loeb sur le projet Galileo, est-ce que vous encouragez aussi M. Loeb de travailler avec d’autres organisations, comme la NASA. Monsieur Loeb, avez-vous eu des réponses de Bill Nelson ou Elon Musk, y a-t-il une synergie possible avec des grandes organisations ?

Luis ELizondo : Max laissez-moi prendre celle-là d’abord, je n’ai plus beaucoup de temps. Je pense que la collaboration est essentielle, c’est dans l’esprit de l’académie de le faire, c’est dans l’éthique même de la découverte n’est-ce pas.

Vous devez collaborer, vous devez publier, et vous savez aussi que ce n’est pas un monopole. Je pense que plus il y a de gens impliqués dans les communautés académiques, scientifiques ou même technologiques qui s’unissent sur ce sujet, mieux ce sera pour qu’ils soient légitimes, parce qu’il y en a qui ne suivent pas vraiment le processus scientifique, je recommanderais que tant qu’il y a des organisations qui s’engagent à poursuivre la science d’une manière scientifique, alors j’encouragerais ce type de collaboration.

Certains diraient que c’est la raison pour laquelle nous en sommes là dans cette conversation depuis quatre ans, parce que nous collaborons, nous ne gardons pas la conversation dans quelques cercles de confiance.

Cette information appartient à tout le monde et je pense que c’est ce à quoi nous nous sommes engagés personnellement.

Max Moszkowicz :  Bien laissez-moi profiter de cette opportunité pour vous remercier de nous avoir rejoint, c’est toujours un plaisir et je pense que cela vaut pour vous tous. Vous faites un travail divin, vous faites une grosse différence sur cette note, Lou merci beaucoup.

Luis ELizondo : Pour mon plaisir, c’est toujours un travail d’équipe. Vous savez je ne peux pas m’en attribuer le mérite, donc les deux Messieurs que vous avez ici, Avi et Chris, méritent une quantité égale de crédit et d’éloges.

Il en y a beaucoup d’autres aussi qui travaillent très assidûment dans les coulisses, et qui n’ont pas encore été révélés au public, mais c’est un travail d’équipe, tout le monde rame, donc merci beaucoup pour ça, Max, et merci pour ce que vous faites. Et merci à votre public pour nous avoir écoutés, c’est évidemment un élément important, pour s’assurer que tout le monde reçoive les mêmes informations.

Et Avi, c’est toujours un honneur et un plaisir, Chris, tu sais, c’est super, qu’est-ce que je peux dire, une super semaine, hein, oh, continuez à faire du bon travail !

Max Moszkowicz : Lou, Chris, il faut qu’on sache plus sur cette semaine maintenant (RIRES)…

Avi Loeb : Avant de parler de cette semaine, je voudrais juste signaler qu’en ce moment nous avons deux millions de dollars pour financer le projet Galileo, et nous visons les 100 millions et c’est vraiment crucial, et j’espère vraiment qu’il y aura des partenariats avec des organisations qui pourront nous permettre d’accomplir notre tâche, et c’est vraiment le point central de mon agenda pour essayer de réunir les fonds nécessaires au projet, pour que nous puissions vraiment surveiller suffisamment le ciel pour découvrir ce qu’il y a là-bas.

Vous savez soutenir le projet Galileo et participer parce que c’est un travail vraiment important, et il y a un gain pour les investisseurs, parce que si nous trouvons des technologies que nous ne possédons, pas pourriez en tirer beaucoup d’argent.

Max Moszkowicz : Oui bien c’est ce dont Mme Guillebrand parlait, aussi Mr Mellon comme vous avez pu le lire, c’est quelque chose d’important. Si nous apprenons des connaissances sur le phénomène, nous pourrions le rétro concevoir et, peut-être, améliorer notre technologie.

Chris Mellon : Absolument, dans mon esprit je veux dire que nous voyons des objets qui utilisent une sorte de système de propulsion que nous ne connaissons pas encore, ce n’est pas le genre de chose que nous utilisons pour propulser pratiquement n’importe quel autre avion, ce n’est pas de la combustion, de l’ingénierie connue, ils n’inhalent pas d’oxygène, ne le mélangent pas avec du carburant et ne l’enflamment pas, il n’y a pas d’entrée d’air, sur beaucoup de ces choses, il n’y a pas d’échappement, il n’y a pas d’ailes.

Il y a beaucoup de technologies nouvelles, si ce n’est radicales, peut-être inconnues de nous, qui sont impliquées là. Elles pourraient avoir toutes sortes d’avantages extraordinaires si nous sommes capables de les émuler et de les comprendre donc, c’est encore loin, mais c’est absolument l’un des avantages potentiels à long-terme.

Max Moszkowicz : M. Melon puis-je vous demander ce qui vous a convaincu qu’il y a quelque chose dans notre ciel qui ne devrait pas y être, ou que nous ne savons pas, ce que c’est parce que quand j’ai parlé à l’ancien sénateur Reid, la première fois qu’il a pris l’UAP au sérieux, c’est quand M. Bigelow lui a envoyé des informations. Il avait eu accès au Projet Blue Book, alors vous, qu’est-ce qui vous a convaincu ?

Chris Mellon : Deux choses. J’ai participé en tant que consultant à des réunions officielles au Pentagone, lorsque j’ai pris conscience du nombre extraordinaire d’incidents qui se produisaient au large de la côte Est.

Et quand j’ai poursuivi et étudié la question et que j’ai parlé personnellement à certains pilotes de la Navy, il n’y avait aucun doute dans mon esprit que cela se produisait, que c’était étendu, que cela se produisait depuis longtemps, et que personne ne faisait rien, ils ne le rapportaient pas à la chaîne de commandement et encore moins à l’analyse ou à la compréhension.

Donc pour moi c’était un échec massif du renseignement, c’était totalement inacceptable, c’était un manque de soutien pour notre peuple et, j’étais déterminé à ce moment-là à faire tout ce que je pouvais pour essayer de corriger le problème.

Comme le Dr. Loeb l’a dit, c’était un peu un cas où l’empereur ne porte pas de vêtements et quelqu’un doit se lever pour lui dire cela.

Alors j’ai commencé à courir partout en racontant cela, partout où nous pouvions avoir une audience…

Max Moszkowicz : Mme Gillibrand fait aussi allusion à une collaboration internationale sur les enquêtes des UAP par les gouvernements, mais aussi par les scientifiques… A ce moment aviez-vous déjà échangé des informations avec d’autres gouvernements, tels que la France qui a peut-être un programme très ouvert pour les enquêtes sur les UAP, ou peut-être même des nations adverses comme la Russie ?

Chris Mellon : Eh bien, tout d’abord, il y a un bon partage d’informations qui commence à se produire au niveau civil, un niveau non classifié.

Lou a visité un certain nombre de pays en Amérique du Sud et en Europe, pour entamer des conversations et échanger des informations au niveau officiel de gouvernement à gouvernement.

Il y a toujours un certain échange d’informations avec nos alliés, mais très peu, voire pas du tout, sur ce sujet.

L’un de nos alliés pourrait dire que nous avons vu quelque chose d’inhabituel dans cette zone, cela passerait par les canaux normaux de rapports, mais typiquement ce phénomène n’était pas rapporté du tout, même quand il était observé, à cause des effets potentiels sur la carrière des personnes impliquées. Et j’espère que cela va bientôt changer.

Max Moszkowicz : Avez-vous déjà dit que c’était une énorme menace pour la sécurité, mais y a-t-il eu des moments où il s’agissait d’une menace directe pour les États-Unis ou un autre pays ?

Chris Mellon : Je vais être prudent avec le mot menace, nous n’avons pas vu d’agression, ce n’est pas ce genre de situation.

C’est plutôt comme si vous vous réveillez le matin, et vous voyez des empreintes de pas dans votre maison, et ce ne sont pas les vôtres, et vous réalisez qu’il y a une vulnérabilité là.

Ok donc vous savez que des gens pénètrent nos périmètres de défense aérienne autour des groupes de combat de porte-avions, il y a quelque chose qui ne va pas, mais ça ne veut pas dire qu’il y a une hostilité imminente, mais pourtant que ce n’est pas vraiment acceptable.

Donc c’est un peu la situation à laquelle nous sommes confrontés dans certains cas ces derniers temps.

Certaines de ces actions ont été assez intrusives, des rapports de 2019 qui ont été communiqués aux médias parlaient d’objets qui se trouvaient très près des navires de la marine, et qui les suivaient pendant des heures, comme s’ils bourdonnaient autour d’eux, des objets qui semblaient vouloir provoquer ces navires…

(Note : Il parle de ces rapports qui ont déjà été cités précédemment, comme ici. Il est également possible qu’il s’agît également de drones Chinois, mais affaire non résolue à ce jour selon mes connaissances…)

Il est donc curieux de savoir qui pourrait vouloir faire ça, et pourquoi on s’intéresse autant aux moyens militaires qu’aux autres dispositifs, ça semble un peu inquiétant.

Max Moszkowicz : Avi, une question pour toi. M. Melon a parlé de militaires très entraînés, hommes et femmes, de la marine et de l’armée de l’air, qui sont des témoins, des personnes qui collectent des données par le biais d’images.

(Note : Je pense qu’il parle des « SNOOPIE » – Ship’s Nautical Or Otherwise Photographic Interpretation and Exploitation – soit du personnel formé à la photo pour des raisons tactiques et documentaires. Je vous conseille de lire cet article ici)

Ces militaires entraînés sont-ils des gens avec qui vous collaborez sur ce projet ? Aussi parce que bien sûr leurs témoins oculaires peuvent analyser, à partir de leur perception entraînée, ils savent reconnaitre d’abord l’adversaire de l’ami, bien sûr, mais ils peuvent aussi reconnaître quelque chose qui n’est pas du tout militaire, quelque chose de complètement différent. N’est-ce pas intéressant d’utiliser l’analyse de l’image comme un outil d’aide à la décision, par exemple, des systèmes d’intelligence artificielle qui analysent des systèmes ?

Avi Loeb : C’est vraiment bien de converser et d’impliquer ces personnes, et nous avons un certain nombre de chercheurs affiliés au projet qui ont été témoins de choses. Si vous regardez sur le site du projet Galileo, vous verrez certains des incidents rapportés par les chercheurs affiliés, et la façon dont je vois les choses, ça pourrait être un sac mélangé, vous voyez qu’il y a tellement d’incidents qu’il est possible que la plupart d’entre eux soient d’origine humaine ou naturelle.

Mais il suffit d’en avoir un seul qui soit hors de cette terre, pour que cela ait d’énormes implications pour l’humanité, et donc nous devons tous les regarder avec nos meilleurs instruments et déterminer leurs natures.

Vous savez, si les télescopes Galileo trouvent les oiseaux et prennent des images à haute résolution d’oiseaux, je serai très heureux de savoir que nous avons des oiseaux, et je serai heureux de transférer cette information aux zoologistes… s’ils trouvent des drones portant l’étiquette « made in China » ou « made in Russia », je serai heureux de transférer immédiatement l’information aux décideurs de Washington DC…

Parce que c’est aussi ennuyeux que les images d’oiseaux, en ce qui me concerne je cherche autre chose, je ne connais pas les réponses par avance, et je pense qu’il est temps pour les scientifiques de s’engager.

Chris Mellon : Si je peux ajouter quelque chose, je partage fortement ce point de vue. Je me demande depuis des décennies pourquoi la communauté scientifique et le gouvernement n’ont pas été plus intéressés par ce phénomène, alors que nous avons de nombreux moyens de le faire, alors que nous avons des centaines de milliers de rapports provenant du monde entier, de toutes sortes de personnes, de pilotes d’avions commerciaux, de militaires, de civils, etc. et de scientifiques également, et comme l’a dit Avi, si l’un d’entre eux est extraterrestre, c’est tout ce qu’il faut.

Un nouvel environnement, un nouveau monde, c’est une chose incroyable, donc les incidents individuels sont peu probables, mais avec suffisamment d’incidents et de recherches, nous pourrions trouver quelque chose d’unique et de transformationnel.

Avi Loeb :  Et vous savez on dit qu’une image vaut mille mots, dans mon cas elle vaut 66 000 mots, ceux de mon dernier livre, et je n’aurais pas eu besoin de l’écrire si nous avions une image haute résolution de ʻOumuamua, ou une formule.

Max Moszkowicz : Bien sûr, vous savez ce qui a peut-être même plus de valeur qu’une image, par exemple des débris ou du matériel biologique um donc il y a toujours eu des rumeurs par exemple quand j’ai fait mon interview avec l’ancien sénateur Harry Reid, il n’a pas été n’a pas eu accès à Lockheed Martin ou Skunk Works.

Et ils étaient supposés être en possession de quelque chose d’exotique. Est-ce que ça pourrait être quelque chose pour le projet Galileo ?

Bien sûr, vous voulez une image claire, mais ce serait bien d’avoir du matériel pour accompagner cette image.

Avi Loeb : Oui par exemple si unhomme des cavernes trouve un téléphone portable, et que l’homme des cavernes est habitué à jouer avec des pierres toute sa vie, il dirait que ce téléphone portable est juste une pierre d’un type qu’il n’a jamais vu auparavant,  tout comme mes collègues ont dit à propos d’ ʻOumuamua  que c’est une pierre d’un type que nous n’avons jamais vu auparavant, un iceberg d’hydrogène, de nuage de particules de poussière, mais c’est l’approche naturelle que l’on prend pour quelque chose d’inconnu.

Mais si l’homme des cavernes appuyait sur un bouton il se rendrait compte qu’il enregistre sa voix, et sur un autre qu’il enregistre son image, et il serait clair que ce ne serait pas une roche comme une autre.

Donc ce dont nous avons vraiment besoin, c’est de mettre nos mains sur une telle chose, et vous savez il n’y aurait rien de plus excitant pour moi, que de mettre mes mains sur une pièce d’équipement qui est hors de cette terre.

Vous savez quoi, j’ai toujours aimé les gadgets, et j’ai les derniers que nous produisons ; mais si je devais rencontrer un gadget qui a été produit par une civilisation qui un million de fois plus avancé que nous, ou vous savez qui représente en quelque sorte notre futur, je serais ravi, comme si j’étais un enfant dans un magasin de bonbons.

Max Moszkowicz : Oui, je peux imaginer cela… M. Melon, quand vous étiez en service pour le gouvernement, vous n’avez jamais pensé que, disons, les services secrets, les multiples services secrets, travaillaient sur des îlots séparés sans partager d’informations ?

N’avez-vous jamais essayé de combiner ces informations, et peut-être même de les utiliser, parce que j’ai l’impression que tout ce qui est encore classifié ne peut pas encore être partagé avec la science, mais si, comme par exemple ce que veut faire Mlle Gillibrand, vous pouviez empiler toutes ces informations dans un système central centralisé, ce serait beaucoup plus facile pour la science de pouvoir de comparer ce qui est à portée de main et de travailler avec ?

Est-ce quelque chose pour lequel vous ou Mlle Gillibrand faites du lobbying ?

Chris Mellon : Absolument, c’est une partie de l’intention de son amendement, d’aider à surmonter ce que vous appelez ces différents tuyaux.

C’est un énorme problème quand le 11 septembre a eu lieu, après qu’il ait été analysé, l’une des conclusions que si le FBI et la CIA avaient partagé leurs informations, ils auraient pu empêcher cette tragédie.

C’est une situation très similaire, mais elle est plus étendue et plus compliquée parce qu’il y a beaucoup plus d’agences qui ont des informations pertinentes, pas seulement le FBI et la CIA.

Du point de vue de la sécurité nationale du gouvernement, il est crucial de commencer à rassembler les pièces du puzzle, de les mettre dans un endroit, sur une table, et de les assembler.

Et plus nous pourrons partager ces informations avec la communauté scientifique, mieux ce sera.

Max Moszkowicz : Oui, je vous ai déjà interrompu lorsque vous avez demandé à Chris ce qu’il en était la semaine dernière (NOTE : Voir plus haut…), peut-être voulez-vous en parler ?

Avi Loeb : Mr Mellon ?

Chris Mellon : Hum (NOTE : Gêné…) Luis Elizondo étaità Washington DC, la majeure partie de la semaine pour soutenir le grand amendement de Mlle Gillibrand, et parler avec différentes personnes de la colline et de la branche exécutive, et essayer de faire tout ce que nous pouvions pour les aider, et nous avons passé un bon moment là-bas et nous sommes provisoirement optimistes.

Max Moszkowicz : J’ai eu l’impression, quand j’ai vu le discours de Mlle Gillibrand il y a quelques semaines, qu’elle avait reçu plus d’informations que d’habitude, ce qui aurait pu la convaincre un peu plus d’aller de l’avant.

Est-ce que ce serait vrai, par hasard, M. Mellon ?

Chris Mellon : Elle a un très bon staff.

(Note, dans ma traduction à ce sujet, j’avais évoqué l’évidence : Elle a été coachée, je comprends mieux que c’est vrai ;>)

Avi Loeb : Elle a dit qu’elle recevrait un t-shirt de ses enfants de la meilleure maman de l’année, et parce qu’ils sont très curieux au sujet des extraterrestres, et je voudrais suggérer que nous allons également lui envoyer un t-shirt avec le logo du projet Galileo (RIRES, merci pour cette information passionnante…)

Max Moszkowicz : Merci pour ça Mr Loeb c’est une déclaration très prometteuse pour la meilleure maman de l’année. Alors je ne prendrai plus trop de votre temps, vous devez tous les deux être des hommes extrêmement occupés, et j’aimerais peut-être avoir quelques réflexions finales sur la science maintenant, qui essaye de peser de tout son poids.

M. Loeb, avez-vous eu une quelconque aide de scientifiques ? Nous parlions de la NASA par exemple, ont-ils réagi à votre appel public pour plus de fonds ou de soutien ?

Avi Loeb :  bien avant que j’établisse le projet Galileo j’ai soumis une proposition à la NASA je n’ai pas eu de réponse, j’espère vraiment qu’ils seraient intéressés par une collaboration, et la même chose est vraie pour les grandes entreprises, telles que Blue Origins ou SpaceX, et d’autres, mais alors nous poussons actuellement en avant.

Ce serait bien si nous avions cent millions de dollars qui nous permettraient essentiellement d’accomplir nos objectifs.

Ce n’est pas une somme énorme comparée à d’autres projets scientifiques par exemple, le grand collisionneur de hadrons a coûté 10 milliards de dollars, et nous espérions trouver de la nouvelle physique, il a confirmé le boson de Higgs, que nous connaissions déjà, mais il n’a pas trouvé la nature de la matière noire, il n’a pas trouvé la super symétrie, donc voici un exemple d’un projet qui a coûté 10 milliards de dollars.

Je dis que pour un pour cent de ce budget, nous pouvons faire d’énormes avancées dans notre domaine concernant les équipements aériens.

Bien sûr, les agences fédérales peuvent être limitées, mais le secteur privé ne l’est pas, et j’ai bon espoir que des individus se présenteront et soutiendront le projet.

Nous nous engageons à faire un travail scientifique très rigoureux et ils en seront fiers.

Max Moszkowicz : N’avez-vous jamais parlé à M. Bigelow ?

Avi Loeb : Non, habituellement, je n’étais pas engagé dans la collecte de fonds, et c’est remarquable pour moi parce que vous savez j’ai été président du département d’astronomie à Harvard pendant neuf ans, et je connais le fonctionnement habituel du paysage, vous devez travailler très dur pour inviter les gens et les convaincre qu’ils doivent vous soutenir et je n’ai rien fait de tout ça.

J’ai reçu un email de l’administrateur de mon département en juin, disant que vous avez un nouveau fonds de recherche, et j’ai répondu « Qu’est-ce que vous voulez dire je ne l’ai pas demandé. Pouvez-vous me dire qui m’a donné l’argent ? » et elle a répondu : « Je ne sais pas je dois vérifier avec le bureau de développement de Harvard », et ça leur a pris une journée, et je leur ai dit « Ecoutez, j’ai besoin de savoir qui m’a donné l’argent parce que je veux remercier cette personne ».

C’était une demande élémentaire en ce qui me concerne, et ils m’ont donné le nom, et donc c’est inhabituel vous voyez, que les gens sont tellement passionnés par le sujet qu’ils sont prêts à le financer sans même me dire qu’ils ont donné l’argent.

Et c’est ainsi que nous avons obtenu l’argent pour le projet Galileo jusqu’à présent, et j’espère vraiment qu’il y aura d’autres personnes inspirées par la vision.

Ce n’est pas à moi de faire le tour et d’essayer de les recruter, c’est à eux de se manifester et de me dire que c’est quelque chose avec lequel nous sommes vraiment en résonance.

Max Moszkowicz : Bien sûr… Avi, avez-vous déjà envisagé d’essayer d’accéder de manière formelle au télescope James Webb, par exemple, qui va être lancé, parce qu’il y a déjà des systèmes à portée de main, essayez-vous d’y accéder ?

Il y a l’observatoire Vera Rubin, qui serait beaucoup plus sensible que le Pan-STARRS, et pourrait découvrir plus d’objets similaires tous les quelques mois.

Vous voyez il commencera à fonctionner dans moins de deux ans, et nous prévoyons de construire un logiciel de traitement en ligne, qui analysera les objets que l’observatoire Vera Rubin trouve dans le ciel, et nous identifierons ceux qui ressemblent à ʻOumuamua, et nous utiliserons l’alerte de l’observatoire Vera Rubin pour concevoir une mission spatiale qui transportera une caméra, et obtiendra une photographie d’un tel objet.

C’est un exemple d’observatoire avec lequel nous prévoyons de travailler, un autre est bien sûr le télescope James Webb, et je dois dire que j’ai fait partie du premier comité consultatif qui a conçu ce télescope spatial de nouvelle génération, il y a trente ans.

Je travaillais à l’époque sur les premières étoiles, les premières galaxies de l’Univers, et il a été conçu comme un télescope infrarouge pour les chercher.

C’est l’histoire biblique de la Genèse, mais en termes scientifiques, comment la première lumière a été produite, et c’était le but original de cet appareil.

Nous pouvons utiliser le télescope spatial James Webb pour regarder d’autres choses comme les exoplanètes, vous savez, pour voir si peut-être nous pouvons dire de quoi est faite leur atmosphère, et nous pouvons aussi regarder et isoler un objet comme ʻOumuamua avec une bien meilleure sensibilité que le télescope spatial Spitzer, donc nous prévoyons certainement de le faire, et il y a d’autres instruments en plus de ces deux que j’ai mentionnés que nous prévoyons d’utiliser.

Max Moszkowicz : Bien sûr, pour élaborer un peu plus sur la maman de l’année, Mlle Gillibrand. M. Mellon, vous n’avez rien à voir avec ça, n’est-ce pas ?

Chris Mellon : (RIRES)Si c’était le cas, je ne le reconnaîtrais pas.

Max Moszkowicz : D’accord, mais y a-t-il une chance que, grâce à Mlle Gillibrand, il y ait une possible collaboration entre peut-être pas seulement le projet Galileo mais aussi Sky Hub ou d’autres organisations ?

Chris Mellon : Et bien je dois dire qu’il y a des membres de sky hub qui sont parmi nos affiliés de recherche ; en ce qui concerne le projet Galileo, je dois dire que nous sommes limités aux données ouvertes donc s’il y a des données qui seront déclassifiées nous serons certainement heureux de les examiner et bien sûr il y a le comité consultatif dont nous aurons, je l’espère, le privilège de sélectionner trois membres, et vous savez de cette façon, je trouve réconfortant que les gens de Washington DC aient décidé de reconnaître le projet Galileo dans un amendement au Sénat.

Et je dois dire que je n’ai pas fait de lobbying actif pour cela, une fois de plus, tout comme ces riches individus qui se sont présentés sous le porche de ma maison, cela a été une surprise pour moi et cela me rappelle ce qui s’est passé avec l’agent publicitaire de mon livre.

Au Royaume-Uni, l’agent publicitaire m’a dit : « Avi, bon travail, tu vends très bien ton livre avec toutes tes apparitions dans les podcasts et tes actions de sensibilisation du public ». Je l’ai corrigé et je lui ai dit : « Ecoute, je n’essaie pas de vendre le livre, tu dois comprendre que j’essaie de transmettre un message et si ce message n’était pas populaire aux yeux du public, le livre ne se vendrait pas et je ne changerais pas mon message en conséquence, je n’essaie pas d’atteindre un but commercial, tu sais, un bénéfice ».

J’essaie de défendre une cause qui me semble importante pour l’avenir de l’humanité. Nous devons le faire en tant que scientifiques, mais aussi en tant que politiciens à Washington DC, et le fait que les gens acceptent de suivre cette voie illustre pour moi le fait que c’est du bon sens, il n’y a rien de vraiment artificiel là-dedans.

La communauté scientifique y résiste parfois, cela me surprend, mais cette résistance est un sujet secondaire.

Max Moszkowicz : Dernière question pour vous, M. Mellon, je sais que j’ai pris beaucoup trop de votre temps.

C’est en fait de mon ami Luis Jiminez de The Unidentified Celebrity Review, votre collègue, Luis Elizondo, a été invité de nombreuses fois là-bas dans cette émission.

Pensez-vous que des efforts politiques de base, comme le Big Phone Home (Note : Une initiative qui vise à dynamiser le lien entre la population et ses élus locaux…) qui était son projet, il a fait de grands efforts pour créer la conscience du phénomène dans le publique sur les UAP, et vous-même êtes un acteur dans la divulgation des images au new York Times en 2017, qu’en pensez-vous ?

Chris Mellon : Je pense que tout cela est utile et important. Je dirai que j’ai suivi un plan d’action particulier très soigneusement avec Capitol Hill, et c’était principalement une discussion sur la sécurité nationale, pas une discussion sur la science, pas une discussion sur les extraterrestres.

Et c’était très délibéré parce que la stigmatisation est si mauvaise que ces membres ne pouvaient même pas l’approcher si vous ne leur fournissiez pas une couverture, un moyen défendable de le faire.

Et c’est un sujet qui intéresse tous les Américains, la sécurité nationale, et à juste titre, et il y a une véritable composante de sécurité nationale dans tout ça, et c’est ce qui a poussé les membres à s’engager quand ils ont rencontré ces pilotes de la marine, et qu’ils l’ont regardé dans les yeux, et que ces aviateurs leurs ont raconté leurs expériences.

Vous avez remarqué que Bill Nelson, le directeur de la NASA, a parlé de cela publiquement, parce qu’il était membre de la commission sénatoriale des services armés.

Quand on a fait pression pour que ces pilotes viennent et fassent ces briefings et parce que, par chance, il est maintenant le directeur de la NASA, ça a évidemment eu un effet énorme sur sa façon de penser.

Donc je pense que les efforts de tout le monde pour faire avancer la conversation et faire circuler l’information sont utiles, y contribuent et sont positifs et je soutiens tout ça, mais en termes d’impact réel sur les législateurs, je pense que c’est d’abord et avant tout la marine, l’armée et l’argument de la sécurité nationale.

Avi Loeb : Je voulais aussi saluer Bill Nelson pour avoir mis ce sujet sur le devant de la scène, et même avant que le rapport de l’ODNI ne soit publié.

Un mois avant, il avait déclaré sur CNN et ailleurs que les scientifiques devraient s’engager. C’est en tout cas ce qui m’a poussé à poursuivre le projet Galileo parce que je suis tout à fait d’accord avec lui et je pense qu’il faut du courage pour faire une telle déclaration.

Max Moszkowicz : Oui, M. Mellon, pour en revenir au Bill Nelson, il a déclaré que ça pourrait être extraterrestre.

Chris Mellon : Oui, c’est génial, c’est génial qu’il ait l’esprit ouvert, c’est merveilleux, on a besoin de plus de ça. Je pense bien sûr que ça pourrait être extraterrestre. J’ai écrit sur l’hypothèse extraterrestre, je pense que si vous regardez le rapport non classifié qui a été présenté par la communauté du renseignement, cette hypothèse correspond aux données mieux que toute autre hypothèse que je connais, mais vous savez, ce n’est pas une preuve de quoi que ce soit, ce n’est qu’une spéculation informée, et donc ce qui compte vraiment, c’est d’obtenir les données que les scientifiques peuvent utiliser pour en avoir le cœur net, plutôt que de spéculer sur ce qui se passe.

Avi Loeb : Ce qui se passe pour les conservateurs de l’audience, et ce que je voulais mentionner, c’est une anecdote d’une réunion de l’équipe Galileo où Michael Shermer a dit qu’il avait exprimé des doutes statistiques sur l’origine extraterrestre de certains phénomènes aériens non identifiés à la fin de sa présentation, et j’ai dit que si on avait assez de données on n’aurait pas besoin de statistiques, on pourrait juste dire si une image montre un objet artificiel ou naturel, et il a répondu « Oui si les données sont au-delà du doute raisonnable je serai heureux d’en parler dans mon magazine « skeptic » ». Et je lui ai dit que ce n’était pas un geste suffisant pour moi, je veux vraiment que vous changiez le nom de votre magazine de « skeptic » à « believer ».

Max Moszkowicz : J’ai une question finale pour vous deux, c’est une question en deux étapes.

La première question est : qu’est-ce qui, selon vous, serait une preuve irréfutable que ce que nous observons dans le ciel pourrait être extraterrestre ?

Et comment convaincre les plus grands sceptiques ? Parce qu’en Hollande, je vais vous dire que les Hollandais ne croiront à la présence d’un alien ou d’un extraterrestre que s’il lui crache dans la bouche et le gifle, c’est à ce moment-là qu’un Hollandais croira que ce pourrait être un extraterrestre.

Quelle serait la meilleure preuve à avoir pour convaincre le grand public que c’est extraterrestre ?

Avi Loeb : Eh bien, je pense que le but le plus important devrait être de démontrer à la communauté scientifique que c’est inhabituel, et non naturel, et d’ailleurs, vous savez, ce n’est pas une question de concours de popularité.

Même si Galilée n’était pas populaire à l’époque, il s’est avéré que la terre tourne autour du soleil et quand nous concevons des missions spatiales aujourd’hui nous ne nous souvenons pas de qui étaient les philosophes qui soutenaient le contraire.

Nous n’avons pas besoin de convaincre tout le monde, ce que nous devons faire c’est fournir suffisamment de preuves pour que toute personne intéressée par ces preuves soit convaincue au-delà de tout doute raisonnable.

C’est comme au tribunal vous devez convaincre les juges qui examinent les preuves et une fois que nous l’aurons fait, alors je pense que tout changera parce qu’au lieu d’être ce que certaines personnes appellent des spéculations, il y aura des preuves directes et toute personne qui voudra examiner les preuves pourra le faire.

Donc c’est vraiment une question de données ouvertes, disponibles pour tout le monde, qui sont très convaincantes, et en principe la science peut obtenir cela.

Max Moszkowicz : Qu’est-ce qui vous convaincrait Avi ?

Avi Loeb : Oh, si nous avons une image en haute résolution qui montre des boulons et des vis, des boutons sur lesquels vous pouvez appuyer, vous savez que si ça ne ressemble pas à un rocher, ce n’est pas un rocher, c’est très simple, vous n’avez pas besoin de mathématiques très sophistiquées pour le comprendre, un enfant peut le comprendre, et ce que je veux dire, c’est que si nous voulons comprendre la réalité, il ne s’agit pas de démontrer que nous sommes intelligents, il s’agit de collecter des données et de les diffuser.

Elles nous guideront, et d’une certaine manière l’équation, a été déformée dans le milieu universitaire, où l’on est supposé montrer que l’on est intelligent plutôt que d’essayer de comprendre la réalité.

Donc je pense que les priorités devraient être d’abord de comprendre la réalité, de collecter les données qui nous guideront, plutôt que de démontrer que nous sommes intelligents, comme si nous connaissions la réponse à l’avance, comme si nous savions qu’ʻOumuamua a pu être un iceberg d’azote sans avoir de preuve directe pour cela.

Max Moszkowicz : D’accord, et vous Mr Melon ?

Chris Mellon : Votre commentaire sur les Hollandais, nous avons une expression similaire ici, qui vient du Missouri.

Vous n’arriverez jamais à convaincre, comme vous l’avez mentionné, mais nous n’avons pas besoin de faire ça ou d’essayer de le faire ; ce que nous devons faire c’est convaincre le courant dominant, fournir des données qui sont convaincantes, je pense que les données photographiques peuvent être extrêmement puissantes et viscérales.

Par exemple, si nous publions des données et que la communauté scientifique est capable de les valider, qui montrent des objets entrant dans l’atmosphère terrestre, manœuvrant et sortant de l’atmosphère terrestre, nous saurons assez rapidement s’il s’agit des nôtres ou non, et je pense que si nous sommes capables – Vous savez, la communauté scientifique est capable de voir ce genre de données et de les valider – Ce genre de choses fera passer la conversation à un tout autre niveau.

Max Moszkowicz : J’ai entendu dire que ce qui a été observé, c’est qu’ils traversent notre atmosphère et s’immergent même dans l’eau, je ne sais pas si ça a été le cas, il n’y a pas de données pour ça, je pense que nous n’y avons pas accès de toute façon, mais est-ce que ça serait une preuve irréfutable ?

Avi Loeb : Définitivement, parce que l’interprétation la plus naturelle de ces objets qui se trouvent près des bases militaires, près des réacteurs nucléaires, c’est que ce sont des équipements covalents qui font des relevés, et qui sont fabriqués par l’homme, mais si ça vient de l’extérieur de l’atmosphère, il est très peu probable que ce soit une fabrication humaine, ça vient d’ailleurs et en principe on peut aussi le voir avec nos satellites, on peut le voir avec des télescopes qui sont loin de la terre et bien sûr si on voit quelque chose comme ça, les seuls objets naturels qui le font sont les météores, vous savez ce sont des roches qui entrent dans l’atmosphère et se consument, et si elles sont plus grosses que la taille d’une personne, il en reste quelque chose quand elles touchent le sol.

Mais elles entrent en collision avec la terre, elles ne manœuvrent pas, et en principe on peut les trouver et les regarder, ou on peut déterminer la différence entre les météores et un équipement.

Max Moszkowicz : Une toute dernière question, je demande toujours aux gens qui sont sur mon podcast, et qui parlent de leur avez-vous eu une expérience pour vous deux messieurs ?

Chris Mellon : C’est facile pour moi, la réponse est non.

Avi Loeb : Non.On m’a aussi demandé si j’aimais la science-fiction, et en fait lors de l’événement à Washington, Jeff Bezos a dit qu’il était inspiré par Star Trek, et Avril Haines était assise à côté de moi et elle a dit qu’elle avait aimé Star Trek.

J’ai répondu que je n’aimais pas Star Trek, parce que l’intrigue violait les lois de la physique, que le temps n’avait pas de sens, que je ne pouvais pas dire que Star Trek était basé sur des observations.

La vérité est que je n’ai jamais été un fan de science-fiction, et que je n’ai jamais vécu quelque chose de spécial, sauf bien sûr pour les données que nous avons collectées avec `Oumuamua, et qui ont l’air bizarres.

Max Moszkowicz :  Messieurs, je ne peux que vous remercier assez d’avoir participé à ce podcast, vous nous avez vraiment donné beaucoup d’informations.

Et je voudrais bien sûr vous inviter à revenir quand vous voudrez, si vous le souhaitez, et j’espère que vous continuerez votre travail divin avec le projet Galileo et la poursuite de la divulgation des UAP, quelques qu’ils soient.

Je veux demander à mes téléspectateurs de soutenir le projet Galileo, de faire un don et d’aider la science à faire son travail et à le faire correctement.

Merci à tous !

Analyse

1) Toujours pas de photos d’UAP sur la table…
2) Beaucoup de détails et d’informations sur le projet Galileo ainsi que les espoirs qu’il suscite
3) Des informations sur ce qui se passe en coulisse, dans les corridors de Washington
4) Pleins de petits détails par ci par là très révélateurs, qui nous montre que tout est connecté (Avi Loeb – Bill Nelson – Chris Mellon)
5) Et plein d’autres petits détails qui nous montre qu’un agenda très bien établi est rigoureusement suivis.

Les paroles de Luis Elizondo voici quelques mois prennent tout leur sens, quand il disait qu’il faudrait que le sujet quitte #UFOTWITTER pour aller dans le monde académique et politique, et bien tout s’est (miraculeusement ?) réalisé.

Demeure la question essentielle: Sont-ils mûs par des croyances, ou ont ils connaissances d’éléments que nous n’avons pas ?

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