Le projet Titan de San Marino…

…ou initiative mondiale de l’ONU sur les UAPs

Cristina Gomez : Un consortium international veut essayer d’amener la discussion sur le mystère des ovnis encore plus loin en faisant des phénomènes aériens non identifiés un sujet de divulgation global appelé projet Titan.

Si tout se passe comme prévu l’enclave européenne de San Marino pourrait devenir la Genève des ovnis et accueillir une conférence mondiale soutenue par les Nations Unies, dédiée à l’étude des phénomènes aériens non-identifiés.

Les promoteurs derrière le projet titan sont deux organisations internationales différentes, le Centro Ufologico Nazionale (CUN) basé en Italie et l’International Coalition for Extraterrestrial Research (ICER).

La semaine dernière, des représentants du CUN et de l’ICER ont fait une présentation aux officiels de la république de San Marino, demandant officiellement à être membre de l’O.N.U.

Dans les documents de présentation fournis à The Debrief, ceux-ci ont souligné quatre raisons principales pour lesquelles il est absolument nécessaire d’avoir une initiative soutenue par les Nations Unies sur les phénomènes aériens non identifiés.

La première est le besoin de recherche, bien que plus de 70 ans se soient écoulés depuis la première observation d’un phénomène aérien non identifié de l’ère contemporaine ; le phénomène persiste et ses origines et sa nature restent entourées de mystère.

Deuxièmement, l’ampleur du phénomène les manifestations du phénomène UAP ne connaissent pas de frontières et il est nécessaire de dépasser la phase des études nationales pour atteindre une dimension véritablement mondiale si l’on veut que ces recherches soient fructueuses.

Troisièmement, le très fort potentiel au niveau scientifique, et quatrièmement le très fort potentiel de retombées technologiques.

J’ai parlé à l’un des orateurs de l’événement de San Marino, l’ancien directeur de l’AATIP, M. Luis Elizondo, et je lui ai demandé son point de vue sur l’événement et les possibilités futures.

Luis Elizondo : Je pense que l’événement de San Marino est vraiment historique, espérons qu’il sera le premier d’une longue série, car il crée un précédent, il donne le ton pour que la conversation devienne internationale.

C’est important car il permet aussi à d’autres pays d’aider à étudier et de faire des recherches sur le phénomène, donc d’une manière très intéressante, il démocratise quelque peu le sujet sur les UAPs.

Et c’est important parce que quand un pays monopolise le sujet, comme nous l’avons vu au cours des 70 dernières années, il n’y a pas beaucoup d’échanges qui se font, et donc je pense que c’est une merveilleuse manière pour nous d’amener ce sujet au niveau suivant.

Et bien cette initiative en fait partie, et vous savez je pense que nous devons remercier nos collègues et amis italiens, nous devons remercier les gens de l’ICER, remercier les gens de la CUN parce qu’ils ont vraiment fait une grande partie du travail pour que ceci arrive.

J’ai été très heureux de voir que les représentants de San Marino étaient très ouverts à la discussion, donc maintenant ce que nous devons faire c’est nous assurer que nous faisons diligence, et nous assurer que d’autres pays soutiennent une initiative comme celle-ci, et je ne peux pas imaginer pourquoi ils ne le feraient pas…

Vous savez, une autre chose que je vais partager avec vous aussi, c’est que peut-être nous sommes arrivés au point, Christina, où cela ne va plus devenir une conversation sur la défense nationale et le renseignement national… Tout le monde sait que nous avons impliqué le comité restreint du Sénat sur le renseignement et le comité du Sénat sur les services armés, mais peut-être qu’il est temps d’ouvrir ce processus de manière plus large…

Si cela devient une affaire diplomatique, peut-être que nous devons commencer à parler, par exemple, au comité des affaires étrangères, et commencer à parler au département d’État américain… Et peut-être que cela deviendra un sujet diplomatique plutôt qu’un sujet de défense.

Pendant des années et des années, cela a eu tendance à être un sujet de défense et nous commençons à réaliser que, oui, la défense a un rôle à jouer, mais comme nous l’avons déjà dit, il y a des domaines dans cette conversation que le département de la défense et la communauté du renseignement ne devraient pas posséder, peut-être même pas en être partie prenante, pour être honnête avec vous.

Et surtout dans le monde de la diplomatie, ma suggestion serait d’amener d’autres acteurs comme le département d’état, et peut-être quelques ONG, ainsique les Nations Unies et les organisations de l’OTAN.

Je pense que c’est une évolution naturelle du sujet, et je pense que c’est indicatif du fait qu’il y a beaucoup de réceptivité en ce moment dans la communauté internationale, la communauté scientifique et la communauté académique, pour enfin avoir ce sujet traité sur une scène globale.

Cristina Gomez : Pensez-vous que les Nations Unies, à un moment donné, iront de l’avant avec leur bureau officiel d’enquête sur les UAPs ?

Luis Elizondo : Eh bien, je ne veux certainement pas parler au nom du Congrès, ni au nom des Nations Unies… Vous savez, si je ne peux pas parler au nom du gouvernement américain, je ne peux certainement pas parler au nom d’autres gouvernements étrangers.

Mais je pense qu’on commence à voir une tendance, je pense qu’on commence à voir un appétit pour ce sujet d’une manière très élevée et civilisée.

Une des choses que je veux faire, et encore une fois ça va probablement énerver certaines personnes, c’est qu’on a dépassé le stade de la conversation sur l’ufologie, entre guillemets, parce que je l’ai déjà dit, je ne suis pas ufologue, je pense qu’on n’a plus affaire à de la spéculation, je ne pense pas qu’on ait à prouver la réalité de l’existence d’un phénomène.

Je ne pense pas que nous parlions de devoir prouver la réalité des OVNIs, je pense que nous l’avons fait, je pense que nous avons dépassé ce stade, je pense que ce que nous devons commencer à faire, c’est passer de la notion de conférence sur les OVNIs à celle de conversation à portée géopolitique.

Commençons à en parler en termes diplomatiques. Nous n’avons plus besoin de conférences sur les OVNIs pour prouver que les OVNIs sont réels, c’est déjà fait.

Notre gouvernement l’a déjà reconnu, d’autres gouvernements le reconnaissent alors peut-être que ce que nous devons faire c’est créer maintenant, au lieu d’une conférence sur les OVNIs, peut-être une sorte de discussion globale qui se concentre sur les OVNIs.

Je pense que c’est une transition naturelle, ou une évolution de la conversation de quelque chose qui était autrefois considéré comme marginal, à quelque chose qui est maintenant légitime et devant être maintenant présent sur la sur la scène internationale.

Les dirigeants du monde entier parlent de politique étrangère tout le temps, ils ne vont pas nécessairement parler d’OVNIs, mais si vous abordez le sujet des OVNIs comme un sujet de politique étrangère, c’est une autre histoire.

Les personnes pourraient se sentir en sécurité dans le monde politique pour avoir cette conversation, et je pense que c’est dans ce sens que nous devons aller.

Si vous voulez une vraie discussion, on ne peut pas partir d’un simple sujet sur les OVNI fourni par des ufologues – Encore une fois sans manquer de respect aux ufologues – Mais vraiment pour que cela passe au niveau supérieur et soit présenté sur la scène mondiale, il faut que ce soit plus qu’un sujet sur les OVNI, il faut que ce soit un sujet sur de politique globale, la politique étrangère en relation avec le phénomène OVNI, et non l’inverse.

Cristina Gomez : De même, les officiels de San Marino ont reçu un récapitulatif de l’activité des OVNI par le gouvernement américain, qui a régulièrement augmenté. Le gouvernement américain n’a cessé d’augmenter depuis décembre 2017, date à laquelle le New York Times a révélé que des éléments du département de la défense étudiaient secrètement le phénomène UAP depuis près de dix ans.

En fait, alors que les organisateurs se trouvaient à San Marino pour défendre leur cause, The Debrief (et d’autres…) a révélé que la commission des services armés de la Chambre des représentants a soumis un projet de loi visant à créer un bureau permanent des UAP au sein du Pentagone. S’il est adopté, le bureau des UAPs remplacera l’actuel groupe de travail temporaire du DOD.

Les auteurs de la proposition ont également noté que d’autres pays comme la France et le Chili enquêtent depuis des décennies sur les observations d’ovnis par l’intermédiaire d’organismes gouvernementaux.

Paolo Guizzardi déclare à The Debrief que la création d’un moyen formel pour la communauté internationale de faire le point sur les recherches récentes sur les UFOs est nécessaire.

S’il y a un espoir de répondre un jour à la question des UFOs, le projet Titan ne serait pas la première tentative de faire aborder ce sujet aux Nations Unies.

Au printemps 1978, le premier ministre de Grenade, Eric Gary a proposé de créer un groupe de travail mondial soutenu par l’ONU pour étudier la question des UFOs.

Gary et un groupe d’experts comprenant l’astronaute colonel Gordon Cooper, l’informaticien Jacques Vallee, l’astronome et astrophysicien Claude Player, l’astronome J. Allen Hynek, le psychologue David Sanders de l’université du Colorado et les chercheurs Lee spiegel et Léonard Stringfield, ont même rencontré personnellement le secrétaire général de l’ONU Kurt Waldheim en juillet 1978 pour discuter de cette idée.

Le même groupe a ensuite soumis officiellement la proposition devant l’ensemble des Nations Unies le 28 novembre 1978. En fin de compte, si la proposition de 1978 de créer un comité des Nations Unies sur les OVNIs n’a jamais abouti, ce n’est pas parce que l’ONU n’a pas pris le sujet au sérieux, mais parce qu’aucun autre pays membre n’a décidé de faire avancer l’initiative, suite à l’éviction de Gary du pouvoir et à son exil aux Etats-Unis.

Les partisans du projet Titan considèrent que San Marino est l’endroit idéal pour reprendre le flambeau là où la Grenade l’a laissé il y a 43 ans, en portant ce projet de faire des UAPs un sujet de divulgation internationale.

La stigmatisation entourant le sujet des UFOs ou des UAPs a diminué ces dernières années, principalement grâce aux témoignages de personnes crédibles comme d’anciens pilotes de chasse de la marine américaine.

Cependant, en raison d’affirmations extraordinaires qui manquent de preuves concrètes, ou d’affirmations sensationnelles faites par des illuminés, les caricatures de petits hommes verts pèsent encore souvent sur les efforts visant à établir des examens crédibles des UAPs.

Après avoir reçu les arguments évoqués plus haut, les responsables de San Marino vont maintenant discuter en interne de l’opportunité d’aller de l’avant avec cette proposition aux Nations Unies.

Si San Marino choisit d’aller de l’avant, la proposition de conférence mondiale sur les UAPs fera l’objet d’un examen et d’une discussion préliminaires aux nations unies avant d’être soumise au vote de l’assemblée générale.

Si elle est adoptée, l’ONU procédera alors à l’établissement de la structure d’une conférence mondiale internationale sur les UAPs.

Après cet article, il sera très intéressant de lire également ceci:

En plus de cela…

Note : On voit que Luis Elizondo n’est pas étranger à cette conférence…Il y était déjà en 2018 avec Tom Delonge sous la casquette de TTSA…

Si vous voulez voir à quoi ressemblait un site fait avec Frontpage, allez sur

Centro Ufologico Nazionale / CUN Italia Network, organisation fondée en 1966. Le site date presque de ce moment, mais il est mis à jour.

https://www.centroufologiconazionale.net/

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