The Nimitz Encounter – Une réponse à Mick West

Introduction

Alpha Check, un passionné de l’aviation, décrit comment fonctionnent les capteurs dans un avion FA-18, et leurs subtilités.

Le tout, avec des termes techniques que je me suis donné la peine d’éclaircir.

Superbe vidéo ici, avec une simulation de très vol (pardon…). Sortie le 5 mai 2021.

Traduction

Bonjour à tous. Je suis sûr que la plupart d’entre vous me connaissent de twitter comme Alpha Check.

Un bref avertissement ici, je ne suis pas un pilote professionnel militaire ou autre, mon parcours académique est en fait en égyptologie. Mais j’ai une passion de longue date pour l’aviation militaire qui a commencé à un très jeune âge, cet intérêt qui est parfois une obsession, m’a amené dans le monde des études de haut niveau de simulations, qui, avec le temps, m’a conduit à une compréhension assez détaillée de l’aviation et des systèmes employés par les différents avions.

Mick West a fait des déclarations concernant cette rencontre avec le Nimitz en 2004, qu’une personne comprenant comment ces systèmes fonctionnent, au moins à un niveau non classifié, m’a frappé, car son est approche est impossible.

Ce que je vais faire ici est de vous montrer comment, à un niveau très basique, sa théorie selon laquelle Chad Underwood a attrapé un un FA-18 amical sur son système FLIR, n’a pas beaucoup de sens quand on a même la compréhension d’un amateur de la façon dont les capteurs et les systèmes sont corrélés dans un chasseur moderne, et surtout quand lorsqu’on se bat contre une flotte entière d’ennemis au combat.

Tout d’abord, un résumé rapide et facile de ce que ce que vous regardez.

Ceci est un FA-18c ou Charlie, simulé par Eagle Dynamics, qui est largement reconnu comme la simulation la plus précise au niveau de l’étude d’avions militaires dans le monde, du moins commercialement.

Elle reproduit avec autant de précision que possible, dans un cadre non classifié, le FA-18c lot 20 du milieu des années 2000, donc par coïncidence, la période qui nous concerne le plus ici.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un super frelon comme sur lequel Fravor et Underwood volaient, ses systèmes et ses capacités sont au moins aussi avancés, et beaucoup de ces atouts sont encore utilisés comme sur l’application utilisée ici, ainsi que le système de liaison de données.

En effet, l’une des raisons pour lesquelles les pilotes ont été si rapides à faire la transition entre le Super Hornet au lieu de l’ancien Hornet, était que le premier a été conçu pour être presque identique du point de vue de l’opérateur, même aménagement du cockpit, avionique similaire, etc.

La plupart d’entre vous reconnaîtront au moins une partie de ce que vous regardez dans le HUD, ou affichage tête haute, montrant toutes les informations immédiatement nécessaires : vitesse, altitude, cap, etc. vous allez remarquer trois écrans, les deux premiers sont appelés DDIS, ou indicateurs de données numériques, et le celui du bas s’appelle un MPCD, ou écran couleur multi-usage.

Nous allons très techniques ici et les appeler des écrans, le pilote ou le WIZO, qui est l’opérateur du système d’armement, soit le gars à l’arrière, a une liste d’environ 10 pages de ce qu’il peut faire apparaître sur n’importe lequel de ces écrans. Je vais vous montrer :

Par exemple, vous pouvez afficher le radar sur la droite, l’armement à gauche et une carte en bas, ou n’importe quelle variation de cela. Le gars à l’arrière a quatre écrans, et il peut faire tout ça sans même avoir à lever ses mains des joysticks de contrôle.

Il en a deux, et c’est un point important de se rappeler qu’en utilisant son pouce pour déplacer un petit interrupteur à bascule, c’est appelé le « CASTLING » parce que l’interrupteur sur les manettes de contrôle ressemble à un château.

Comme je l’ai dit, souviens-toi de ça pour plus tard, le « CASTLING », c’est important.

Maintenant, nous connaissons tous l’histoire. Fravor engage un objet inconnu, retourne au porte-avion, et Underwood part avec le prochain vol suivant, après avoir dit à Fravor qu’il allait l’attraper, ce qu’il l’a fait.

Utilisons un simulateur pour démontrer l’impossibilité que ce qu’il a capturé soit un avion militaire ou civil.

J’ai installé le cockpit ici pour que les trois des pages les plus critiques pour notre discussion soient sur l’écran.

En haut à gauche vous avez l’ATFLI

  • En haut à droite le radar
  • En haut à droite, le radar
  • En bas de l’écran se trouve la page « SA »

Tout le monde est probablement familier avec l’ATFLIR, puisqu’il a été vu dans de nombreuses autres vidéos, donc, je vais gagner du temps en ne rentrant pas dans trop de détails ici.

Le radar est aussi simple à comprendre, c’est juste une représentation de haut en bas de ce qui se trouve devant votre avion, avec de multiples différents modes et des vues que vous pouvez faire en azimut ou en l’élévation mais ce n’est pas vraiment important pour notre discussion.

Concernant la page SA, cependant je ne pense pas que beaucoup de gens soient conscients du rôle fondamental qu’elle joue pour les pilotes.

SA signifie « Situational Awareness », ou connaissance de la situation en francais.

Tous les combattants amis communiquent entre eux sur ce qui est en fait un Internet de haute technologie.

Si vous êtes aux commandes d’un avion et que votre radar voit quelque chose en face de vous, il transmet cette information à mon avion, et je vois cette information de contact sur ma page personnelle SA même si mon radar est éteint.

Il en va de même pour les navires comme le Princeton ou les avions AWACS, comme le Hawkeye.

S’ils voient une cible, ils la transmettent, ainsi que leurs identifications, à mon avion, et à tous les autres sur connectés sur ce réseau.

C’est ce qu’on appelle un lien de données DATALINK, ou LINK 16 (Lien 16 en français …), pour être plus précis.

Vous vous souvenez de la vidéo du pilote (On parle de la vidéo GIMBAL) qui flippe à propos de son SA

« Il y a en a toute une flotte sur le SA »

C’est à ça qu’il se référait donc juste, pour être clair, la page d’accueil vous montre tout ce que tout le monde voit sur le réseau, et l’identité de ce qu’ils voient.

En plus elle vous montre aussi où tout le monde se trouve, chaque avion sur le réseau diffuse son emplacement et son identité, donc vous pouvez toujours voire où tout le monde se trouve, même sans radar.

C’est plutôt cool, ce qui est encore plus cool cependant, c’est que si un autre pilote dans son avion regarde quelqu’un avec un de ses capteurs, je peux voir ce qu’il regarde directement sur mon SA.

Ça veut dire que quand Underwood a essayé de verrouiller la cible, et il a fait cette tentative en donnant la priorité au contact, tout le monde connecté sur sa liaison de données DATALINK pouvait voir ce que ce qu’il essayait de faire. Lorsqu’on identifie une cible, tous les autres membres du réseau sont pris en compte.

Si le contact était un FA-18 ami comme Mick West l’a suggéré, un certain nombre de choses se seraient produites.

  1. Le pilote de l’avion aurait été alerté et cela aurait déclenché un avertissement sur son récepteur d’alerte radar comme celui-ci
  2. Ce pilote aurait vu sur son “BUDDY SPIKE” (Note du traducteur : Il s’agit d’un dispositif qui fait que, si vous verrouiller votre radar sur un aéronef ami / connu, le système vous retourne en réponse un signal amical, accompagné de la position de son avion, avec le cap et l’altitude), ainsi qu’une référence « Bullseye » (Point de référence dans un espace de combat qui s’affiche sur le RADAR). Donc si je volais à 20 000 pieds à l’ouest du « Bullseye » à environ 40 miles, il y aurait une alerte audio indiquant « Buddy Spike Angels » 2-0 bowls 270 pour 40. Ce message informe tout le monde à la radio que j’ai été acquis par le RADAR d’un avion ami, et cela leur indique exactement où je suis. Ce n’est pas arrivé sur la liaison de données DATALINK, car tout le monde, dans les airs ou au sol, aurait vu que l’avion d’Underwood désignait un avion ami sur leurs SA. Encore une fois, ce n’est pas arrivé.

Dans plusieurs interviews, Fravor a expliqué le processus par lequel cet objet a été capturé, et en écoutant attentivement sur le podcast du pilote, il a déclaré que lorsque nous l’avons touché avec le radar, il a commencé à se bloquer, extrapolez, il ne voulait pas être verrouillé.

Et Chad a vu que, vous savez, c’est… ce qu’il avait vu dans le podcast de Joe Rogan, alors il a repéré un hit sur son radar, il va le verrouiller, et immédiatement la cible désignée commence à brouiller le radar. Chad Underwood est assez malin pour activer son « CASTLING » et passer son module de ciblage en trajectoire passive (Ce que décrit David Fravor dans une autre vidéo…)

Rappelez-vous, je vous ai dit de prendre note de ce terme « CASTLING », et voici pourquoi c’est important.

Mick West a suggéré que Underwood a juste a attrapé par hasard le vaisseau non-identifié sur son RADAR, comme s’il était juste en train de la faire tourner au hasard, et qu’il aurait trouvé quelque chose qu’il ne pouvait pas identifier sur un écran par chance.

Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, et la façon dont le système fonctionne réellement est que quand vous voyez quelque chose sur le radar et que vous le désignez comme votre cible principale, tous les autres capteurs vont regarder cela, donc tout est en quelque sorte synchronisé ensemble.

Encore une fois, écoutez ce que dit Fravor sur le fonctionnement des capteurs quand un point d’intérêt est désigné, tous les capteurs de l’avion se dirigent vers lui.

Notez que le FLIR dans la vidéo est en mode esclave, il était asservi au radar, ce qui signifie que le FLIR regardait l’objet parce que le radar le regardait, même si Underwood n’a pas pu obtenir un verrouillage ; ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas être désigné passivement comme une priorité, et c’est ce qui a été fait en forçant le FLIR, qui était asservie au radar, à regarder la cible.

C’est comme ça que Underwood l’a capturé.

Maintenant, mettons tout ça ensemble.

Underwood voit un contact non-identifié sur son radar; il aurait immédiatement croisé les références de sa page SA.

Il essaie de le verrouiller, et son RADAR se fait JAMMER (Brouiller)

Encore une fois cela aurait été visible sur la page SA de tout le monde

Il n’y a pas eu d’appels de réponse ami suite au verrouillage, car le système IFF (Identification Triend or Foe) du son FA-18 n’a pas identifié la cible comme un avion ami.

La liaison de données DATALINK, aurait indiqué que c’était un chasseur ami.

Pour confondre un avion ami ou ennemi, une série catastrophique de défaillances doit avoir eu lieu à tous les niveaux, de la mécanique à une douzaines d’humains sur la liaison de données DATALINK, et leurs systèmes.

Comprendre comment la corrélation des capteurs fonctionnent, en conjonction avec tout le monde sur cette liaison de données, exclut cette possibilité, la rendant impossible.

  1. Un FA-18 aurait été immédiatement identifié comme ami par le système IFF, sans aucun doute
  2. Un f-18 aurait diffusé sa position à tout le monde sur la ligne de données, y compris celui d’Underwood
  3. Un F-18 aurait répondu par le système BUDDY SPIKE s’il était verrouillé par un radar ami
  4. Un f-18 n’aurait pas activement brouillé un autre FA-18
  5. Un avion civil n’aurait certainement brouillé activement un FA-18
  6. Le FLIR ne tournait pas dans le vide, il était asservi au radar en mode esclave
  7. Tout le monde sur la liaison de données aurait été capable de voir l’avion d’Underwood et sa cible prioritaire sur leur écrans SA. Cela inclut tous les chasseurs amis, même ceux au sol, les AWACS, et des navires performants comme le Princeton.

Je ne sais pas ce que c’était, mais même avec une compréhension limitée des systèmes, des capteurs, ainsi que de leur utilisation, je sais ce que ce n’était pas, et ce n’était pas un avion militaire ou civil ami.

Je ne vais pas spéculer sur ce que c’était, mais maintenant au moins nous sommes équipés avec un peu plus d’informations, pour comprendre cela, et nous pouvons l’appliquer à toutes les vidéos et rencontres similaires.

Conclusion

Les croyants constateront donc que les OVNIS connaissent très bien nos avions et les systèmes embarqués. Avaient-ils prévus qu’un pilote aguerri passerait son dispositif en mode manuel afin de pouvoir les filmer ? Était-ce intentionné ? N’ont ils pas été capable de prédire cette manouvre ? A moins bien sure que l’on se fasse tout un film sur un simple avion ami, comme le dit Mick West…Et bien comme ont dit chez nous « Va savoir !« 

Et c’est la guerre !

Oui Mick West a pris la mouche, et il s’énerve déjà devant son clavier … Je vous laisse lire la suite ici. Désolé pas de traduction ;>) – Mais munissez-vous d’un casque !

https://www.metabunk.org/threads/claim-that-the-nimitz-flir1-object-could-not-be-a-plane-because-it-would-have-been-identified.11726/

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